📄 Résumé
- Le mandat commissaire aux comptes dure en principe 6 exercices, selon l’article L821-44 du Code de commerce en vigueur depuis le 1er janvier 2024.
- Une société peut retenir une durée de 3 exercices dans certains cas de désignation volontaire, si elle choisit cette durée dès la nomination.
- Le renouvellement du CAC demande une décision formelle de l’assemblée ou de l’organe compétent.
- Le non-renouvellement intervient à la fin du mandat, après vérification des seuils applicables à votre société.
- La révocation anticipée passe par le juge en cas de faute ou d’empêchement ; une simple insatisfaction ne suffit pas.
Vous voyez peut-être une échéance de six exercices dans un procès-verbal ancien, une baisse récente de chiffre d’affaires ou une volonté de changer de CAC. Savez-vous qu’une décision trop rapide bloque une formalité ? Elle fragilise aussi une assemblée et laisse votre société sans commissaire aux comptes. Pourtant, la loi l’exige encore.
Selon Service-Public Entreprendre, une société qui oublie de désigner un CAC obligatoire risque 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Le mandat commissaire aux comptes dure en principe 6 exercices, selon l’article L821-44 du Code de commerce.
Advyse vous guide à travers les étapes pour déterminer la durée du mandat, prendre une décision éclairée concernant le renouvellement, faire la distinction entre non-renouvellement et révocation, et enfin, préparer une décision sécurisée.
Comment connaître la durée exacte du mandat commissaire aux comptes ?
La durée d’un mandat CAC ne se lit pas comme un contrat classique. Vous ne partez pas seulement de la date de signature du procès-verbal. Vous comptez les exercices comptables couverts, puis vous identifiez l’assemblée qui approuve les comptes du dernier exercice concerné. Advyse reprend ces trois éléments pour vous donner une date de fin exploitable dans votre calendrier juridique.
La règle des 6 exercices
L’article L821-44 du Code de commerce fixe la règle de base. En effet, le commissaire aux comptes exerce son mandat pendant 6 exercices. Ses fonctions prennent fin après la décision de l’assemblée générale, ou de l’organe compétent, qui statue sur les comptes du sixième exercice.
Cette règle protège l’indépendance du CAC. Votre société ne peut pas arrêter la mission parce qu’un contrôle devient inconfortable ou parce qu’un désaccord apparaît sur une écriture comptable. En tant que dirigeant, vous devez retrouver l’exercice de départ, compter six clôtures, puis préparer la décision avant l’assemblée qui approuve les derniers comptes concernés.
Le cas du mandat volontaire de 3 exercices
L’article L821-46 du Code de commerce autorise une durée de 3 exercices dans certains cas, notamment quand la société désigne volontairement un commissaire aux comptes. Cette durée courte doit apparaître dès la décision de nomination. La société ne peut pas transformer plus tard un mandat de 6 exercices en mandat de 3 exercices pour sortir plus vite.
La CNCC a rappelé ce point dans une note juridique publiée en février 2025. Une société qui a nommé volontairement un CAC pour 6 exercices ne peut pas réduire ensuite la durée à 3 exercices. Cette règle évite une rupture unilatérale du mandat.
Le remplaçant jusqu’au terme restant
Un changement de commissaire aux comptes ne relance pas toujours un mandat complet. L’article L821-44 précise qu’un CAC nommé en remplacement d’un autre reste en fonction jusqu’à l’expiration du mandat de son prédécesseur. Cette règle compte beaucoup après une démission, une radiation, une interdiction temporaire ou une révocation judiciaire.
Prenons l’exemple d’une SARL industrielle de 7,4 M€ de chiffre d’affaires HT, avec un CAC nommé pour les exercices 2022 à 2027. Si le professionnel quitte sa mission après les comptes 2024, le remplaçant couvre seulement les exercices 2025 à 2027.
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Quand faut-il renouveler ou ne pas renouveler le mandat du commissaire aux comptes ?
La fin du mandat ouvre une vraie décision de gouvernance. Votre société peut renouveler le CAC, nommer un nouveau professionnel ou arrêter la mission si les seuils et votre situation juridique le permettent. Advyse vérifie ces points avant que vous inscriviez la résolution à l’ordre du jour.
Le vote en assemblée ou organe compétent
Lorsque le mandat arrive à son terme et qu’un nouveau professionnel doit être désigné, la procédure de nomination du commissaire aux comptes doit être anticipée pour éviter une décision incomplète ou une formalité rejetée. L’assemblée générale, l’associé unique ou l’organe compétent vote le renouvellement, la nomination d’un nouveau CAC ou le non-renouvellement.
Cette décision compte dans les sociétés qui approchent les seuils. Service-Public Entreprendre indique que plusieurs sociétés commerciales doivent nommer un CAC quand elles dépassent 2 des 3 seuils suivants :
- 5 M€ de total bilan,
- 10 M€ de chiffre d’affaires HT,
- 50 salariés.
L’obligation démarre à l’exercice suivant le dépassement. Votre société doit donc relier la décision de renouvellement à ses chiffres récents, pas seulement à la date de fin du mandat.
Le non-renouvellement à la fin du mandat
Le non-renouvellement ne demande pas la même justification qu’une révocation. L’article L821-51 du Code de commerce prévoit cependant un droit utile : si la société propose de ne pas renouveler le CAC et si le CAC le demande, l’assemblée ou l’organe compétent doit l’entendre. Cette étape protège la transparence de la décision.
Advyse vérifie si votre non-renouvellement repose sur une situation solide. Pour une SAS passée de 11,2 M€ à 8,6 M€ de chiffre d’affaires HT, le contrôle des deux exercices précédant l’échéance évite une conclusion trop rapide. Le dirigeant gagne une décision claire : renouveler parce que les seuils l’imposent encore, ou arrêter sans créer de rupture anticipée.
Le contrôle des seuils avant décision
Avant de voter le non-renouvellement, le dirigeant doit vérifier si une obligation de nommer un commissaire aux comptes subsiste au regard des seuils applicables. Le contrôle des seuils reste le point le plus concret pour décider.
Service-Public Entreprendre indique aussi que certaines sociétés contrôlées dans les petits groupes doivent nommer un CAC lorsqu’elles dépassent 2 des 3 seuils suivants :
- 2,5 M€ de total bilan,
- 5 M€ de chiffre d’affaires HT,
- 25 salariés.
Une filiale peut donc avoir une obligation alors que sa taille semble modeste.
| Situation | Qui décide ? | Moment | Risque si erreur | Action Advyse |
|---|---|---|---|---|
| Renouvellement | Assemblée, associé unique ou organe compétent | À l’échéance du mandat | Mandat mal prolongé ou résolution incomplète | Advyse prépare la résolution et le calendrier |
| Non-renouvellement | Assemblée, associé unique ou organe compétent | Après contrôle des seuils | Absence de CAC obligatoire | Vérifie les seuils récents |
| Remplacement | Assemblée ou organe compétent | À l’échéance ou après sortie régulière | Mauvaise durée du nouveau mandat | Contrôle le mandat restant |
| Mandat volontaire de 3 exercices | Associés ou actionnaires | Dès la nomination | Durée courte non opposable si elle manque dans le PV | Advyse relit la décision initiale |
| Révocation anticipée | Juge, sur demande autorisée | Avant le terme du mandat | Décision irrégulière si la société agit seule | Expert Advyse alerte sur la procédure judiciaire |
💡 Bon à savoir
Votre société décide à l’échéance du mandat, après contrôle des seuils et des obligations. Vous évitez de prolonger inutilement une mission, sans créer de rupture irrégulière.
Cas concret
Profil :
Une SAS de conseil B2B emploie 18 salariés et réalise 3,8 M€ de chiffre d’affaires HT. Elle a nommé un commissaire aux comptes six exercices plus tôt, après une forte croissance commerciale et une levée de fonds.
Problème :
Le dirigeant pense arrêter la mission parce que la société reste désormais sous les seuils généraux cités par Service-Public Entreprendre : 5 M€ de total bilan, 10 M€ de chiffre d’affaires HT et 50 salariés.
Il prépare un non-renouvellement sans vérifier les deux exercices précédant l’échéance du mandat. Cette erreur peut laisser la société sans CAC si une obligation subsiste, ou prolonger inutilement une mission si les seuils ne s’appliquent plus.
Action :
L’Expert Advyse relit le procès-verbal de nomination, confirme que le mandat couvre bien 6 exercices, puis contrôle les deux derniers bilans. Advyse compare les seuils applicables à la SAS et vérifie l’absence d’obligation liée à un groupe. Le Réseau de cabinets d’experts-comptables prépare ensuite la résolution de non-renouvellement et le calendrier d’assemblée. Le Cabinet comptable Advyse vérifie enfin si le CAC sortant demande à être entendu avant la décision.
Résultat :
La SAS vote un non-renouvellement régulier à l’échéance du mandat. Le dirigeant évite une nouvelle mission de 6 exercices et économise environ 7 200 € sur 3 ans, sur la base d’un budget annuel de 2 400 €.
La société conserve un dossier constitué d’un procès-verbal, d’un contrôle des seuils, d’une décision d’assemblée et des pièces justificatives.
Pourquoi la révocation du commissaire aux comptes reste-t-elle une procédure exceptionnelle ?
Le commissaire aux comptes protège l’information financière des associés, des banques et parfois des investisseurs.
La faute ou l’empêchement comme point de départ
L’article L821-50 du Code de commerce vise deux situations pour mettre fin au mandat avant son terme : la faute ou l’empêchement. La faute peut concerner un manquement grave dans la mission. L’empêchement peut rendre impossible la poursuite normale du contrôle légal.
Votre société doit réunir des faits précis. Une frustration, un retard isolé ou une relation tendue ne suffit pas. L’article L821-49 ajoute qu’une divergence d’appréciation sur un traitement comptable, une information de durabilité ou une procédure de contrôle ne constitue pas un motif fondé de récusation. Cette règle protège l’indépendance du CAC.
Dans ce cas, l’Expert Advyse commence donc par qualifier le problème. Pour une PME de négoce à 12,4 M€ de chiffre d’affaires HT, un désaccord sur la provision d’un litige client ne justifie pas, seul, une révocation. Nous classons les faits, relisons les échanges, distinguons le désaccord technique du manquement réel et vous évitons une demande fragile.
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La décision de justice avant la fin du mandat
La révocation anticipée ne repose pas sur un simple vote d’assemblée. L’article L821-50 prévoit une décision de justice, sur demande de personnes ou d’organes autorisés : organe chargé de l’administration, organe de direction, associés ou actionnaires représentant au moins 5 % du capital social, comité d’entreprise, ministère public ou AMF pour certaines entités.
Cette liste oblige le dirigeant à préparer un dossier avant d’agir. Une décision prise sans juge peut bloquer le remplacement du CAC et fragiliser les comptes à certifier. La société doit aussi anticiper la continuité de mission, car l’article L821-44 prévoit que le successeur accède aux informations utiles détenues par le CAC sortant.
Advyse construit une chronologie exploitable :
- nomination initiale,
- exercices déjà certifiés,
- faits reprochés,
- pièces disponibles,
- échanges écrits,
- impact sur les comptes.
Cette méthode vous donne une base claire avant tout échange avec un avocat ou toute demande devant le tribunal.
La différence avec la récusation
La récusation intervient dans une logique différente. L’article L821-49 permet à certains associés ou actionnaires, notamment ceux représentant au moins 5 % du capital social, de demander en justice la récusation d’un CAC pour juste motif. Cette demande vise surtout une difficulté liée à la nomination ou à l’indépendance du professionnel.
La révocation vise plutôt une sortie en cours de mandat pour faute ou empêchement. Le non-renouvellement vise la fin normale du mandat. Ces trois mots ne produisent donc pas les mêmes effets, même si beaucoup de dirigeants les utilisent comme des synonymes.
💡 Bon à savoir
L’article L821-49 du Code de commerce indique qu’une divergence d’appréciation sur un traitement comptable, une information de durabilité ou une procédure de contrôle ne fonde pas une récusation. Vous êtes donc à l’abri d’une procédure fragile, si le litige porte seulement sur une méthode comptable.
Comment Advyse sécurise-t-il le mandat commissaire aux comptes avant votre assemblée ?
Pour les sociétés qui doivent arbitrer entre renouvellement, remplacement ou arrêt de mission, un accompagnement en commissariat aux comptes sécurise à la fois les seuils, les résolutions et les formalités. La bonne décision dépend rarement d’une seule règle. Votre société doit croiser la durée du mandat, les seuils, les procès-verbaux, les comptes approuvés et les formalités déclaratives.
L’Expert Advyse ne regarde pas seulement le dernier chiffre d’affaires. Nous contrôlons les exercices utiles, la forme juridique, l’existence d’un groupe et le procès-verbal de nomination. Pour une holding qui contrôle deux filiales, cette lecture évite d’oublier une filiale significative ou de renouveler un CAC dans une société qui n’entre plus dans les seuils.
Après le vote, utilisez un modèle de procès-verbal d’assemblée générale pour formaliser correctement la décision concernant le renouvellement, la nomination et le non-renouvellement du commissaire aux comptes.
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Ce qu’Advyse fait concrètement pour votre mandat CAC
Advyse calcule d’abord la date réelle de fin du mandat à partir du procès-verbal initial et des exercices comptables. L’Expert Advyse vérifie ensuite les seuils sur les périodes utiles, puis vous dit si votre société doit renouveler, remplacer ou arrêter la mission.
Nous préparons la décision en répondant à certaines questions :
- qui vote ?
- quand voter ?
- quelle résolution inscrire ?
- quelles pièces conserver ?
Nous contrôlons enfin les formalités après l’assemblée, notamment lorsque votre société déclare une nomination, un renouvellement ou une sortie de CAC.
✔ À retenir
- Le mandat suit les exercices comptables, pas une simple date anniversaire.
- Votre société contrôle les exercices utiles avant de décider du renouvellement ou du non-renouvellement.
- Le non-renouvellement intervient à l’échéance ; la révocation passe par le juge en cas de faute ou d’empêchement.
- Votre société conserve les procès-verbaux, les pièces d’acceptation et les justificatifs de seuils.
Conclusion
Le mandat commissaire aux comptes engage votre société sur un calendrier précis. Vous devez compter les exercices, vérifier les seuils, préparer la bonne décision et distinguer clairement non-renouvellement, récusation et révocation. Cette rigueur protège votre assemblée, vos comptes et vos formalités.
Advyse transforme cette échéance en décision concrète. Nous relisons votre nomination et calculons la durée restante. Le contrôle de vos chiffres et la préparation des résolutions utiles font aussi partie de nos services. Ainsi, vous ne décidez pas au dernier moment. Vous avancez avec un dossier clair et des risques identifiés.
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FAQ
Le mandat du commissaire aux comptes se renouvelle-t-il automatiquement ?
Votre société doit voter le renouvellement ou la nomination d’un nouveau CAC. Un silence, un échange d’emails ou une relation habituelle avec le professionnel ne prolonge pas proprement le mandat.
Peut-on ne pas renouveler un commissaire aux comptes ?
Votre société peut ne pas renouveler le CAC à la fin du mandat. Elle doit d’abord vérifier ses seuils et ses obligations. Service-Public Entreprendre rappelle que le CAC reste en fonction jusqu’au terme prévu, même si la société repasse sous les seuils peu après sa nomination.
Peut-on révoquer un commissaire aux comptes en cours de mandat ?
Votre société peut demander une fin anticipée en cas de faute ou d’empêchement. L’article L821-50 du Code de commerce prévoit une décision de justice. Un simple désaccord comptable ne suffit pas.
Que risque une société sans commissaire aux comptes obligatoire ?
Service-Public Entreprendre indique qu’une société qui oublie de désigner un CAC obligatoire risque 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Nous vérifions vos seuils avant l’assemblée pour éviter cette erreur.
Advyse peut-il vérifier la fin du mandat CAC ?
Oui. Advyse relit la nomination, compte les exercices couverts, contrôle les seuils applicables et prépare la décision d’assemblée. Nous vérifions aussi les pièces avant toute formalité déclarative.
Zineb BAYALI, expert-comptable et commissaire aux comptes, est la co-fondatrice du réseau de cabinets de conseil et d’expertise comptable Advyse. Le réseau Advyse possède des cabinets de proximité ainsi qu’un cabinet en ligne digital. Zineb Bayali est passionnée d’entrepreneuriat et de relation client. Elle a accompagné plus de 10 000 entrepreneurs et de porteurs de projets. Zineb Bayali avait également co- fondé le cabinet BVTC Conseil spécialisé dans le transport de personnes et de marchandises.