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Comment faire une donation de son vivant ?

Faire une donation de son vivant permet de transmettre une partie de votre patrimoine avant la succession. Beaucoup de dirigeants, freelances et indépendants attendent pourtant trop longtemps avant d’organiser cette transmission. 

Entre les règles fiscales, les démarches chez le notaire et les différents types de donation, il devient facile de repousser le sujet. Voici les points essentiels à connaître avant de faire une donation en 2026.

faire une donation de son vivant

Table des matières

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📄 Résumé de l’article

  • Être marié ne suffit pas toujours pour protéger son conjoint en cas de décès.
  • Avec certains régimes matrimoniaux, une partie des biens peut revenir rapidement aux héritiers.
  • La situation devient souvent plus sensible quand il y a un bien immobilier, une société ou une famille recomposée.
  • La séparation de biens protège l’activité professionnelle, mais elle peut compliquer la succession du conjoint survivant.
  • Des solutions existent pour éviter ça : donation entre époux, usufruit ou clauses spécifiques dans le contrat de mariage.
  • Le plus important reste d’anticiper avant qu’un problème arrive.

Faire une donation de son vivant devient une vraie question dès que votre activité commence à créer du patrimoine. Beaucoup de dirigeants de TPE, freelances, indépendants ou consultants accumulent progressivement de l’épargne, un bien immobilier, des parts de société, un patrimoine locatif, sans forcément préparer leur transmission. Mais savez-vous que plus vous attendez, plus la succession devient complexe ?

Le problème est souvent le même. Les règles fiscales paraissent difficiles à comprendre. Les démarches chez le notaire semblent lourdes. Beaucoup d’entrepreneurs hésitent entre donation, testament ou succession sans savoir quelle solution protège réellement leur famille et optimise la fiscalité.

Cette hésitation reste fréquente en France. Pourtant, les transmissions anticipées progressent. Début 2024, 20,2 % des ménages avaient déjà reçu une donation au cours de leur vie. Alors, comment faire une donation de son vivant concrètement ? 

Définir ce que vous voulez transmettre avant de faire une donation

Avant toute signature d’un acte, vous devez clarifier ce que vous souhaitez réellement transmettre. Cette étape paraît simple. Pourtant, beaucoup de donations mal préparées créent ensuite des déséquilibres familiaux ou des coûts fiscaux inutiles.

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Argent, immobilier, entreprise : quels biens pouvez-vous donner ?

Une donation peut concerner différents types de biens. Vous pouvez notamment transmettre :

  • une somme d’argent ;
  • un appartement ou une maison ;
  • un terrain ;
  • des placements financiers ;
  • des parts de SCI ;
  • des parts d’entreprise ;
  • certains biens mobiliers de valeur.

Le don manuel est la solution la plus utilisée pour transmettre de l’argent rapidement à un enfant ou un petit-enfant. Pourtant, une donation immobilière nécessite obligatoirement un acte notarié.

À qui pouvez-vous faire une donation ?

La donation peut être réalisée au profit :

  • d’un enfant ;
  • d’un petit-enfant ;
  • d’un conjoint ;
  • d’un partenaire de PACS ;
  • d’un frère ou d’une sœur ;
  • d’un neveu ou d’une nièce ;
  • d’un tiers.

Le lien familial influence directement la fiscalité applicable.

Par exemple, chaque parent peut transmettre jusqu’à 100 000 € à chaque enfant sans droits de donation grâce aux abattements en vigueur. À l’inverse, les transmissions vers des personnes sans lien familial subissent une taxation beaucoup plus élevée.

Le choix du bénéficiaire change donc complètement le coût final de la transmission.

Donation simple, donation-partage ou usufruit : que choisir ?

La donation simple permet de transmettre un bien précis à une personne. Elle convient souvent pour une aide ponctuelle ou un premier transfert de patrimoine.

La donation-partage sert surtout à répartir les biens entre plusieurs héritiers. Cette solution réduit fortement les risques de conflit au moment de la succession.

Celle avec réserve d’usufruit, quant à elle, fonctionne différemment. Vous transmettez la nue-propriété du bien tout en conservant son usage ou ses revenus. Cette stratégie reste très utilisée pour les patrimoines immobiliers.

Le choix dépend donc :

  • de votre situation familiale ;
  • du niveau de patrimoine ;
  • de votre âge ;
  • de vos objectifs fiscaux ;
  • du besoin de protection financière futur.

Une donation efficace ne repose pas uniquement sur la fiscalité. Elle doit aussi sécuriser votre équilibre patrimonial et familial sur le long terme.

💡 Bon à savoir

La donation-partage fige la valeur des biens au jour de la donation. Cette solution limite souvent les conflits entre héritiers au moment de la succession.

Vérifier les règles fiscales avant de transmettre votre patrimoine

La fiscalité reste le principal frein lorsqu’un entrepreneur ou un indépendant envisage une donation de son vivant. Beaucoup craignent de payer trop d’impôts ou de déclencher des coûts importants pour leurs proches.

Pourtant, plusieurs mécanismes permettent de réduire fortement la taxation lorsque la transmission est anticipée correctement.

Le point clé reste toujours le même : comprendre les règles avant de transmettre.

Combien peut-on donner sans payer d’impôt ?

En France, certaines donations bénéficient d’abattements fiscaux. Ces montants permettent de transmettre une partie du patrimoine sans droits de donation.

Les principaux seuils applicables en 2026 sont les suivants :

BénéficiaireAbattement applicable
Enfant100 000 €
Petit-enfant31 865 €
Conjoint ou partenaire de PACS80 724 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €

Ces montants s’appliquent par donateur et par bénéficiaire. En effet, un couple peut transmettre jusqu’à 200 000 € à un enfant sans droits de donation lorsque les abattements sont encore disponibles.

Les abattements fiscaux applicables en 2026

Les abattements ne sont pas illimités dans le temps. Ils se reconstituent tous les 15 ans.

Plus vous anticipez la transmission, plus vous pouvez utiliser plusieurs cycles d’abattements au cours de votre vie.

Pour un dirigeant qui possède un patrimoine immobilier important ou des parts d’entreprise, cette anticipation peut réduire fortement la fiscalité future supportée par les héritiers.

La donation devient alors un véritable outil d’organisation patrimoniale.

Comment fonctionne le délai de 15 ans ?

Le délai de 15 ans correspond à la période nécessaire pour récupérer intégralement les abattements fiscaux après une donation.

Par exemple, un parent transmet une somme importante à son enfant aujourd’hui. Si une nouvelle donation intervient avant la fin du délai, les anciens abattements restent pris en compte dans le calcul fiscal.

Dans quels cas des droits de donation s’appliquent ?

Les droits de donation apparaissent lorsque la valeur transmise dépasse les abattements disponibles.

Le taux d’imposition dépend ensuite :

  • du lien familial ;
  • du montant transmis ;
  • du type de bien concerné.

La fiscalité augmente rapidement en dehors du cadre familial proche. Entre personnes sans lien de parenté, le taux peut atteindre 60 %.

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Passer chez le notaire pour sécuriser la donation

Certains pensent à tort que le rôle du notaire est limité à la signature des documents. En réalité, celui-ci sécurise surtout la transmission sur le plan juridique, fiscal et familial.

Quand le notaire est-il obligatoire ?

Certaines donations doivent obligatoirement être réalisées devant notaire.

C’est notamment le cas pour :

  • une donation immobilière ;
  • une donation-partage ;
  • une donation avec réserve d’usufruit portant sur un bien immobilier ;
  • certaines donations entre époux.

En revanche, un don manuel d’argent peut généralement être réalisé sans acte notarié.

Quels documents préparer ?

Le notaire demande généralement plusieurs documents avant la signature :

  • pièces d’identité ;
  • livret de famille ;
  • titres de propriété ;
  • estimation du bien ;
  • relevés patrimoniaux ;
  • informations fiscales ;
  • éventuels statuts de société.

Cette phase de préparation permet de vérifier la cohérence de l’opération.

Elle sert aussi à identifier certains risques :

  • déséquilibre entre héritiers ;
  • dépassement de la quotité disponible ;
  • mauvaise valorisation d’un bien ;
  • fiscalité sous-estimée.

Le travail préparatoire reste souvent la partie la plus importante du dossier.

Comment se déroule la signature ?

Une fois le dossier validé, le notaire rédige l’acte de donation.

Le document précise :

  • les biens transmis ;
  • leur valeur ;
  • les bénéficiaires ;
  • les éventuelles conditions ;
  • les droits conservés par le donateur.

Dans une donation avec usufruit, l’acte détaille précisément la répartition entre usufruit et nue-propriété.

Cette précision protège toutes les parties.

Après signature, le notaire réalise les formalités fiscales et foncières nécessaires.

💡 Bon à savoir

Une fois l’acte signé, la donation devient généralement irrévocable. Il est donc essentiel de bien anticiper vos besoins financiers futurs avant de transmettre un bien.

Déclarer correctement la donation aux impôts

Une donation ne s’arrête pas à la signature chez le notaire ou au virement bancaire. La déclaration fiscale reste une étape obligatoire dans la majorité des situations.

Comment déclarer un don manuel ?

Le don manuel concerne principalement :

  • une somme d’argent ;
  • un virement bancaire ;
  • un chèque ;
  • certains biens mobiliers.

Même sans notaire, cette donation doit généralement être déclarée à l’administration fiscale.

Déclaration en ligne : ce qui change depuis 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la déclaration des dons manuels et des dons familiaux d’argent s’effectue principalement en ligne sur impots.gouv.fr. Ainsi, les démarches fiscales sont centralisées. Cette initiative améliore également les transmissions patrimoniales.

Cette évolution accélère les procédures. En revanche, elle impose aussi davantage de rigueur dans les délais déclaratifs et les justificatifs demandés.

Les entrepreneurs et indépendants qui réalisent plusieurs opérations patrimoniales doivent donc suivre leur historique de donations avec précision.

Quels délais respecter ?

Pour les dons familiaux de sommes d’argent bénéficiant d’une exonération spécifique, la déclaration doit intervenir dans le mois suivant le don.

Le délai est court. Un retard peut entraîner la perte de l’exonération fiscale prévue par le dispositif.

Cette erreur reste fréquente lorsque les familles réalisent un virement sans anticiper les formalités administratives.

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Comment Advyse sécurise une donation de son vivant ?

Une donation efficace commence toujours par une vision claire de votre patrimoine.

Chez Advyse, l’objectif consiste d’abord à analyser :

  • les biens transmissibles ;
  • les abattements disponibles ;
  • les risques fiscaux ;
  • les enjeux familiaux ;
  • les objectifs de transmission.

Cette étape évite les décisions prises dans l’urgence ou sans stratégie globale.

Le constat est fréquent chez les indépendants et dirigeants de TPE. Beaucoup accumulent du patrimoine progressivement sans organiser réellement sa transmission.

Toutes les familles n’ont pas les mêmes besoins. Certains entrepreneurs veulent aider un enfant à acheter un bien immobilier. D’autres cherchent à transmettre des parts d’entreprise ou à protéger un conjoint dans une famille recomposée.

La bonne stratégie dépend donc :

  • du niveau de patrimoine ;
  • du nombre d’héritiers ;
  • de l’âge du donateur ;
  • des revenus futurs nécessaires ;
  • des objectifs fiscaux recherchés.

Advyse accompagne cette réflexion avec une approche concrète, pédagogique et structurée.

Cas concret : comment Éric Moreau a transmis un appartement à ses enfants sans fragiliser sa retraite

Éric Moreau, 64 ans, dirige une société de conseil informatique à Lyon. Après plusieurs années d’activité, il possède un appartement locatif estimé à 460 000 € ainsi qu’une épargne financière confortable.

Son objectif est d’aider ses deux enfants dès maintenant sans perdre les revenus complémentaires générés par son bien immobilier. Comme beaucoup de dirigeants, il hésite d’abord entre donation, succession ou vente du bien.

Le problème rencontré avant la transmission

Éric craint plusieurs difficultés :

  • payer trop de droits de succession plus tard ;
  • créer un déséquilibre entre ses enfants ;
  • perdre ses revenus locatifs ;
  • transmettre trop tardivement.

Il manque surtout d’une stratégie claire.

La solution mise en place

Après analyse de sa situation, une donation avec réserve d’usufruit est retenue.

Le principe permet :

  • de transmettre la nue-propriété aux enfants ;
  • de conserver les loyers ;
  • de réduire la valeur taxable grâce au démembrement ;
  • d’anticiper une partie de la succession.

La transmission est ensuite sécurisée avec un acte notarié et une organisation fiscale adaptée.

✔ À retenir

  • Le mariage seul ne protège pas toujours suffisamment le conjoint survivant.
  • Le choix du régime matrimonial change directement la répartition du patrimoine au décès.
  • Le logement familial reste souvent le principal point de tension dans une succession.
  • Les indépendants et chefs d’entreprise doivent anticiper davantage les risques successoraux.
  • Une stratégie patrimoniale bien préparée permet de protéger le conjoint tout en respectant les droits des enfants.
  • Plus la succession est organisée tôt, plus les solutions restent simples et efficaces.

Conclusion

Faire une donation de son vivant est une option intéressante pour anticiper la transmission de votre patrimoine plutôt que de laisser la succession décider seule de l’organisation familiale et fiscale. Cette démarche devient particulièrement importante pour les entrepreneurs, freelances et dirigeants qui construisent progressivement un patrimoine immobilier, financier ou professionnel.

Chaque solution répond à des objectifs différents : donation simple, donation-partage, usufruit, transmission immobilière, dons familiaux d’argent, etc. Une mauvaise décision entraîne des conséquences fiscales importantes plusieurs années plus tard.

Advyse est l’aalié des entrepreneurs, indépendants et dirigeants qui souhaitent structurer leur patrimoine avec une approche claire, pédagogique et adaptée à leurs objectifs familiaux et fiscaux.

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FAQ — Faire une donation de son vivant

Peut-on faire une donation sans notaire ?

Oui, certains dons manuels peuvent être réalisés sans notaire, notamment pour une somme d’argent. En revanche, une donation immobilière nécessite obligatoirement un acte notarié.

Combien peut-on donner à un enfant sans payer d’impôt ?

Chaque parent peut transmettre jusqu’à 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans droits de donation, sous réserve des règles fiscales applicables.

Quelle différence entre donation et testament ?

La donation produit ses effets immédiatement. Le testament prend effet après le décès.

Peut-on faire une donation après 80 ans ?

Oui. En revanche, certaines exonérations liées aux dons familiaux d’argent ne sont plus accessibles après cet âge.

Une donation est-elle irrévocable ?

Dans la majorité des cas, oui. Certaines situations exceptionnelles peuvent toutefois permettre une révocation prévue par la loi.

Comment déclarer un don manuel ?

Depuis 2026, la déclaration s’effectue principalement en ligne sur impots.gouv.fr par le bénéficiaire du don.

Cet article a été rédigé par Manda

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