Rémunération, fiscalité, retraite : arbitrages plus complexes
BFM Business · 7 septembre 2026 · Focus Entreprises
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Dans cet article, Zineb Bayali décrypte les choix des dirigeants entre salaire, dividendes et préparation de la retraite. Elle présente trois profils d’entrepreneurs et souligne l’importance d’un accompagnement adapté à chaque situation.
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Advyse : pourquoi les arbitrages des dirigeants en matière de rémunération, de fiscalité et de retraite sont devenus si complexes ?
Se verser un salaire ou des dividendes ? Cotiser pour sa retraite ou garder sa trésorerie ? Optimiser aujourd’hui ou capitaliser pour demain ? Pour un chef d’entreprise, ces décisions ne se prennent plus isolément. Le cabinet d’expertise comptable Advyse en a fait le cœur de son accompagnement.
Chaque levier a sa contrepartie
Un salaire élevé sécurise la retraite mais alourdit les charges ; des dividendes allègent la fiscalité mais n’ouvrent aucun droit. Chez un dirigeant, chaque levier actionné en déplace un autre. « Ce sont des décisions qui ne peuvent pas être prises séparément, c’est un tout qui est lié », résume Zineb Bayali, expert-comptable et cofondatrice d’Advyse.
Rémunération, charges sociales, impôt, protection sociale et retraite forment désormais une seule et même équation, sans réponse universelle. Chaque arbitrage dépend de la situation, des besoins et des objectifs propres à chaque entrepreneur. Tout l’enjeu consiste à trouver, pour chacun, le bon point d’équilibre.
Trois profils de dirigeants, trois stratégies
Pour rendre cet arbitrage concret, Advyse distingue trois grands profils, dans lesquels la plupart des dirigeants se reconnaissent.
Le premier est le « minimaliste », qui veut garder la main sur sa retraite. Même lorsqu’il dégage 200 000 euros de bénéfice, il se verse une rémunération très basse, de l’ordre de 600 euros par mois, juste de quoi valider ses quatre trimestres. Le reste part en dividendes, soumis à la flat tax de 31,4 %, ou est réinvesti dans des placements qu’il pilote lui-même : assurance-vie, SCPI, immobilier locatif. Il privilégie la liquidité et le contrôle, quitte à renoncer aux avantages fiscaux à l’entrée.
À l’opposé, le « prudent » recherche la sécurité. Il se verse un salaire élevé pour cotiser sur les tranches hautes de la retraite complémentaire, accepte des charges sociales lourdes et loge son épargne dans un plan d’épargne retraite (PER) en fonds euros, sans risque. Un profil « bon père de famille » souvent ancien salarié, qui sécurise son niveau de vie futur au prix d’une trésorerie plus tendue.
Entre les deux, « l’équilibré » cherche le bon compromis : un salaire moyen, un PER individuel et des placements modérément risqués, comme des actions de grandes sociétés cotées. Il capitalise pour sa retraite tout en conservant une capacité d’investissement.
« Il n’y a pas de solution universelle », insiste Zineb Bayali. Le bon arbitrage dépend de l’âge, de la trésorerie disponible, de l’appétence au risque et des projets patrimoniaux de chacun.
Anticiper, la clé des bons arbitrages
Ces trois trajectoires ont un point commun : elles se préparent en amont. Une optimisation pensée uniquement à court terme, qui consiste pour le dirigeant à minimiser son salaire, ses impôts et ses charges sociales, et à placer sa trésorerie dans des actifs risqués, peut se traduire par une pension insuffisante au moment de la retraite.
À l’inverse, les meilleurs montages se construisent tôt, souvent dès que l’entreprise atteint son rythme de croisière, autour de quatre à cinq ans d’existence. Présent jusque-là pour arbitrer entre salaire, dividendes et frais professionnels du dirigeant, l’expert-comptable va ensuite intervenir pour structurer son patrimoine et sa retraite. Accompagnant l’entreprise depuis sa création, il va également intervenir pour la création d’une holding, outil puissant pour faire remonter les dividendes sans frottement fiscal, consolider les résultats d’un groupe et préparer, à terme, une transmission ou une cession dans des conditions fiscales favorables. Le tout dans un cadre strictement légal : « On ne conseille que des schémas fiscaux légaux, basés en France », précise la dirigeante.
L’humain et l’expertise, en ligne comme en cabinet
Face à la montée des FinTech de la comptabilité, Advyse revendique une différence de méthode. Chez ces plateformes, l’entrepreneur doit le plus souvent s’adapter à l’outil, et le conseil se limite à en apprendre le maniement. Advyse assume l’inverse : c’est l’expert-comptable qui s’adapte au client et à son projet, et non le client qui se plie au logiciel.
« On n’a pas voulu un outil auquel les clients doivent s’adapter. Notre service est consacré à nos clients et leurs projets, pour leur faciliter la vie et les accompagner dans leur projet et la croissance de leur entreprise », explique Zineb Bayali. À la clé, c’est un conseil réellement personnalisé, de la création de l’entreprise jusqu’à sa transmission.
Le modèle repose sur des Experts en comptabilité, fiscalité, ou encore l’immobilier au contact quotidien des entrepreneurs, pour leur apporter un suivi personnalisé.
Cet accompagnement sur mesure n’exclut pas le digital car Advyse s’appuie sur des outils connectés, conformes à la facturation électronique.
Cofondé par Zineb Bayali et Miloud Bettayeb, le cabinet a fait le choix de ne pas trancher entre digital et humain. Il conjugue un cabinet 100 % en ligne et un réseau de cabinets physiques, pour les entrepreneurs qui souhaitent rencontrer leur expert. Une présence que le groupe compte étoffer de cinq nouveaux cabinets par an, avec un objectif de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon cinq ans.
Pour les dirigeants, le message est clair : « dans un environnement fiscal mouvant, mieux vaut anticiper, et bien s’entourer », conclut Zineb Bayali.
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Source : BFM Business — contenu en partenariat avec OpenMedias. La rédaction de BFM Business n’a pas participé à sa réalisation. Légende et crédit du portrait dans l’article original : Zineb BAYALI, expert-comptable et cofondatrice d’Advyse © Advyse.