📄 Résumé
- La fiscalité SASU commence par l’impôt sur les sociétés, avec une option temporaire pour l’impôt sur le revenu.
- Le taux normal de l’IS atteint 25 % → un taux réduit de 15 % vise une première tranche sous conditions.
- Les dividendes suivent une fiscalité distincte → le prélèvement global atteint 31,4 % depuis le 1er janvier 2026.
- La TVA, la CFE et la CVAE peuvent s’ajouter → leur application dépend de votre activité et de vos seuils.
- Une comparaison entre bénéfice, rémunération et trésorerie aide à choisir le régime fiscal adapté.
Vous créez une SASU et vous hésitez entre plusieurs choix fiscaux ? Dans ce cas, la fiscalité SASU agit directement sur votre bénéfice, votre rémunération et votre trésorerie.
Par défaut, la SASU relève de l’impôt sur les sociétés. Toutefois, une option temporaire pour l’impôt sur le revenu reste possible sous conditions.
Advyse distingue les conséquences de chaque régime avant toute décision fiscale. Ainsi, cette comparaison tient compte du bénéfice attendu et de vos revenus personnels.
Les dividendes, la TVA et les taxes locales complètent le calcul. De son côté, chaque prélèvement suit ses propres règles et son propre calendrier.
Vous pourrez alors choisir votre régime, préparer vos échéances et arbitrer votre rémunération avec des données à jour.
Comment fonctionne la fiscalité SASU à l’IS ou à l’IR ?
Le choix du régime des bénéfices constitue la première décision fiscale. Par défaut, la SASU relève de l’IS, sauf option temporaire pour l’IR sous conditions.
L’IS reste le régime fiscal par défaut
La SASU paie l’impôt sur son bénéfice fiscal lorsqu’elle relève de l’IS. Ensuite, le résultat comptable sert de base avant les corrections fiscales.
Le taux normal de l’IS est de 25 %. Ce taux s’applique donc aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2022.
Un taux réduit de 15 % vise les premiers 42 500 € de bénéfice sous conditions. Parmi ces conditions, le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros.
Les associés doivent aussi libérer entièrement le capital. En outre, des personnes physiques détiennent au moins 75 % du capital (impots.gouv.fr, impôt sur les sociétés).
Pour 70 000 € de bénéfice éligible, les premiers 42 500 € supportent 15 %. À l’inverse, les 27 500 € restants supportent 25 %.
L’impôt brut atteint alors 13 250 €. Chez Advyse, nous calculons cette charge parce qu’elle modifie les arbitrages de rémunération.
La tranche à 15 % réduit l’IS uniquement sur la première partie du bénéfice. En revanche, le surplus supporte le taux normal.
Une hausse du bénéfice modifie la charge fiscale sans changer automatiquement de régime. Dès lors, la trésorerie disponible après impôt reste le repère principal.
Pour une SASU, le calcul de l’impôt sur les sociétés dépend du bénéfice fiscal et de l’éligibilité au taux réduit.
L’option IR reste temporaire et soumise à conditions
Une SASU récente peut choisir le régime fiscal des sociétés de personnes. Toutefois, l’option produit ses effets pendant cinq exercices au maximum.
La société doit notamment exercer une activité éligible et avoir moins de cinq ans. Pourtant, ce critère ne suffit pas : elle emploie moins de 50 salariés.
Son chiffre d’affaires annuel ou son total de bilan reste inférieur à 10 millions d’euros. Au contraire, ce seuil ne dispense pas des conditions de détention.
L’option se notifie au service des impôts dans les trois premiers mois de l’exercice concerné (BOFiP, art. 239 bis AB).
Avec l’IR, le bénéfice rejoint les revenus imposables de l’associé unique. La catégorie fiscale dépend de l’activité puisque celle-ci détermine la nature du bénéfice.
À l’inverse de l’IS, l’associé supporte l’impôt sur sa quote-part de résultat. Le versement effectif des sommes ne pilote pas seul l’impôt.
Cette différence devient importante lorsque la SASU conserve une partie de sa trésorerie. Par conséquent, le foyer fiscal peut payer l’impôt avant tout prélèvement personnel.
Votre Expert-comptable Advyse compare l’IS et l’IR sur plusieurs exercices. Il intègre aussi les autres revenus du foyer parce qu’ils modifient l’impôt personnel.
| Critère | IS | IR |
|---|---|---|
| Imposition du bénéfice | Au niveau de la SASU | Chez l’associé unique |
| Durée | Régime habituel | 5 exercices maximum |
| Taux | 25 %, ou 15 % sur 42 500 € sous conditions | Barème du foyer fiscal |
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Comment la rémunération et les dividendes sont-ils imposés en SASU ?
Après le régime des bénéfices, la rémunération du président devient centrale. En revanche, salaire et dividendes suivent des traitements fiscaux et sociaux différents.
La rémunération du président réduit le résultat à l’IS
À l’IS, une rémunération correspondant à un travail effectif peut constituer une charge déductible. Son montant reste cohérent avec les fonctions exercées.
Le président déclare cette rémunération dans la catégorie des traitements et salaires. Le régime général le traite alors comme assimilé salarié.
La rémunération supporte des cotisations sociales. En contrepartie, elle ouvre des droits sociaux, sauf l’assurance chômage liée au seul mandat social.
À l’IS, cette rémunération réduit le bénéfice fiscal lorsqu’elle correspond à un travail effectif. Son montant reste cohérent avec les fonctions exercées.
En revanche, une rémunération plus élevée augmente aussi les cotisations sociales. Le calcul utile compare le coût total avec le revenu net disponible.
Notre équipe Advyse prépare les données utiles avant de fixer une rémunération. Le budget intègre donc le coût social et la trésorerie disponible.
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Les dividendes suivent une fiscalité distincte
Une distribution intervient après la clôture et l’approbation des comptes. Dans ce cas, la société distribue uniquement un bénéfice disponible après les affectations obligatoires.
Depuis le 1er janvier 2026, les revenus mobiliers supportent 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Le prélèvement global atteint 31,4 %, sauf option pour le barème progressif (impots.gouv.fr, 20 mars 2026).
Le barème peut donner accès à l’abattement de 40 % sur les dividendes éligibles. Pourtant, l’option concerne l’ensemble des revenus mobiliers visés.
Un taux marginal faible peut rendre le barème plus intéressant dans certaines situations. À l’inverse, un taux marginal élevé peut produire l’effet opposé.
Les dividendes ne remplacent pas automatiquement une rémunération. Au contraire, ils interviennent après la clôture et ne créent pas les mêmes droits sociaux.
Nos spécialistes Advyse mesurent l’écart entre salaire et dividendes selon votre situation. Ils intègrent aussi le besoin de trésorerie personnelle.
La fiscalité des dividendes d’une SASU mérite une vérification avant toute distribution.
💡 Bon à savoir
- Comparez le revenu net
→ intégrez impôt, cotisations et trésorerie disponible
→ impact : vous évitez une comparaison limitée au seul taux fiscal. - Décidez avant la distribution
→ vérifiez le bénéfice distribuable après approbation des comptes
→ impact : le montant versé reste cohérent avec les comptes.
Quelles taxes complètent la fiscalité SASU ?
L’IS ou l’IR ne couvrent pas toute la fiscalité SASU. La TVA et les taxes locales ajoutent leurs propres règles.
La TVA dépend de l’activité et du chiffre d’affaires
Le statut de SASU ne fixe pas seul le régime de TVA. En pratique, votre activité et votre chiffre d’affaires déterminent les règles applicables.
Une entreprise éligible à la franchise en base ne facture pas la TVA. Elle ne récupère pas non plus la TVA sur ses achats.
Le réel simplifié utilise des acomptes et une déclaration annuelle. Le réel normal utilise généralement des déclarations mensuelles.
Dès lors, le régime de TVA agit directement sur le rythme des décaissements. Une activité avec beaucoup d’achats récupère aussi la taxe selon ses droits à déduction.
À l’inverse, la franchise en base simplifie la facturation mais bloque cette récupération. Ce choix mérite une attention particulière avant un investissement important.
La CFE et la CVAE dépendent de votre situation
La CFE concerne les activités professionnelles non salariées exercées au 1er janvier. Pourtant, une entreprise ne paie pas cette cotisation durant son année de création.
Le montant dépend notamment de la commune et de la base imposable (economie.gouv.fr, CFE, 2 juin 2026).
La CVAE reste applicable en 2026 pour certaines entreprises. Son taux est nul sous 500 000 € de chiffre d’affaires.
Le calendrier prévoit une suppression progressive jusqu’en 2030 (economie.gouv.fr, CVAE, 13 février 2026).
En 2026, le taux effectif reste nul sous 500 000 € de chiffre d’affaires. Au-delà, il progresse par tranches selon le chiffre d’affaires.
Une SASU en croissance doit surveiller ce seuil avant ses prévisions annuelles. Dans ce cas, la hausse du chiffre d’affaires peut créer une nouvelle charge locale.
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Le calendrier fiscal évite les décaissements mal préparés
L’IS peut donner lieu à quatre acomptes annuels. Ensuite, le solde dépend de la date de clôture retenue.
La TVA suit un rythme différent. De son côté, la CFE ajoute ses propres échéances pendant l’année.
Un calendrier fiscal regroupe les dates et les montants estimés. Ainsi, vous réservez la trésorerie avant chaque paiement.
Séparez d’abord l’IS, la TVA et les taxes locales dans votre prévision. Puis ajustez les réserves après chaque clôture intermédiaire.
Cette méthode évite de confondre trésorerie disponible et sommes déjà destinées aux impôts. Elle facilite aussi les décisions d’investissement pendant l’exercice.
Les calculs préparatoires de trésorerie et de fiscalité donnent un ordre de grandeur avant une décision.
💡 Bon à savoir
- Réservez l’impôt progressivement
→ mettez de côté une part de la trésorerie chaque mois
→ impact : les acomptes pèsent moins sur les décaissements courants. - Contrôlez les seuils chaque année
→ vérifiez TVA, CFE et CVAE avant l’exercice suivant
→ impact : vous adaptez vos déclarations au bon moment.
Cas concret : une SASU de conseil compare ses choix fiscaux
Une SASU de conseil réalise 120 000 € de chiffre d’affaires. Son président est associé unique, sans salarié, et travaille seul.
La société prévoit 60 000 € de bénéfice avant rémunération. Le président hésite entre conserver ce bénéfice, se rémunérer ou distribuer après clôture.
Advyse confronte d’abord l’IS au bénéfice prévu. Les premiers 42 500 € supportent 15 %, soit 6 375 €.
Les 17 500 € restants supportent 25 %, soit 4 375 €. Au final, l’IS brut atteint 10 750 € avant crédits ou acomptes.
Le président compare ce montant avec une rémunération pendant l’exercice, puis avec une distribution après clôture.
La SASU conserve d’abord une réserve couvrant l’impôt estimé de 10 750 €. Le président évite une distribution décidée sur le seul taux des dividendes.
Il reprend ce choix si le bénéfice, ses revenus personnels ou ses investissements évoluent fortement.
Comment Advyse intervient-il sur la fiscalité d’une SASU ?
La fiscalité SASU évolue avec le bénéfice, la rémunération et les investissements. Par conséquent, une même option ne reste pas pertinente dans toutes les situations.
Comparer le régime fiscal avec vos chiffres
Advyse recommande l’IS ou l’IR après comparaison du bénéfice prévisionnel et des revenus du foyer. La durée de l’option IR entre aussi dans le choix.
La comparaison reprend d’abord le bénéfice attendu et la trésorerie que vous souhaitez conserver. Puis elle mesure l’impôt supporté dans chaque option.
Les choix liés à l’IS, à la TVA et à la rémunération relèvent de la fiscalité d’une SASU. Vous les calculez séparément.
Projeter la rémunération avant la clôture
Notre équipe Advyse projette plusieurs niveaux de rémunération avant la clôture. Chaque scénario mesure son effet sur le résultat et la trésorerie.
De son côté, la distribution de dividendes part du bénéfice disponible après impôt. La comparaison sépare le revenu immédiat du revenu après clôture.
Vous étudiez les dividendes après l’impôt de la société et les affectations obligatoires. Vous traitez la protection sociale séparément du calcul fiscal.
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Préparer les déclarations prévues dans la mission
Nos spécialistes Advyse déclarent les taxes incluses dans la mission fiscale. Ils préparent aussi les éléments nécessaires aux échéances périodiques.
Au final, chaque déclaration s’appuie sur les données comptables de la période. Dès lors, les écarts détectés avant l’échéance évitent des corrections tardives.
✔ À retenir
- Identifiez votre régime de bénéfices
→ la SASU relève de l’IS avec une option IR temporaire sous conditions
→ impact : vous partez du bon mode d’imposition. - Comparez rémunération et dividendes
→ intégrez impôt, cotisations et trésorerie disponible
→ impact : votre revenu net guide la décision. - Suivez les taxes séparément
→ TVA, CFE et CVAE suivent des règles distinctes
→ impact : vous préparez chaque échéance au bon moment. - Révisez vos choix lorsque vos chiffres changent
→ bénéfice, investissements et revenus personnels modifient l’arbitrage
→ impact : vous adaptez votre fiscalité à votre activité.
Conclusion
Une fiscalité SASU bien suivie réduit les écarts entre bénéfice, impôt et trésorerie disponible. Ainsi, vous évitez aussi les décisions prises trop tard.
Vous n’avez pas besoin de multiplier les scénarios. Quelques calculs ciblés suffisent lorsque les données utilisées restent à jour.
Comparez votre régime, votre rémunération et vos prochaines échéances avant la clôture.
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FAQ – Fiscalité SASU
Quel est le régime fiscal par défaut d’une SASU ?
La SASU relève en principe de l’IS. Une option temporaire pour l’IR reste possible lorsque la SASU remplit toutes les conditions.
Quel est le taux d’IS d’une SASU en 2026 ?
Le taux normal s’élève à 25 %. Un taux de 15 % vise les premiers 42 500 € sous conditions.
Une SASU peut-elle choisir l’impôt sur le revenu ?
Oui. L’option dure cinq exercices au maximum et vise les sociétés respectant les conditions d’activité, d’âge, de taille et de détention.
Quel taux s’applique aux dividendes en 2026 ?
Le prélèvement global atteint 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Une option globale pour le barème progressif reste possible.
La SASU paie-t-elle la CFE dès sa création ?
Non. L’entreprise ne paie pas la CFE pendant son année de création. Une déclaration initiale reste toutefois nécessaire.
Quand faire revoir la fiscalité de votre SASU ?
Une hausse du bénéfice, un investissement important ou une nouvelle rémunération justifient une nouvelle comparaison fiscale avant la clôture.
Miloud BETTAYEB, expert-comptable et commissaire aux comptes, est le co-fondateur du réseau de cabinet de conseil et d’expertise comptable Advyse.