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J’ai vendu des actions ou des parts de société : que dois-je déclarer ?

Comment réduire l’impôt sur une vente d’actions, un retrait sur un PEA ou une cession de parts sociales sans commettre d’erreur dans sa déclaration fiscale ? Entre le PFU, le barème progressif, les abattements pour durée de détention et les formulaires fiscaux complexes, quels choix peuvent modifier le montant imposable et faire perdre un avantage fiscal ?
déclarer des actions aux impôts après une vente de titres

Table des matières

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📄 Résumé de l’article

  • Toute vente d’actions, parts sociales ou ETF peut générer une plus-value imposable à déclarer aux impôts.
  • Par défaut, les gains sont soumis au PFU (“flat tax”), mais l’option pour le barème progressif peut être plus avantageuse selon votre situation fiscale.
  • Les moins-values doivent aussi être déclarées : elles peuvent être reportées pendant 10 ans pour réduire de futures plus-values.
  • Les principales cases à utiliser sont : 3VG pour les plus-values, 3VH pour les moins-values et 2OP pour choisir le barème progressif.
  • Le formulaire 2074 est souvent nécessaire en cas d’opérations complexes, de titres étrangers ou de calculs manuels.
  • Les justificatifs (IFU, relevés de courtage, historiques d’achat) doivent être conservés plusieurs années en cas de contrôle fiscal.

Comment déclarer des actions aux impôts après une vente de titres, un retrait sur un PEA ou une cession de parts sociales ? Le PFU applique par défaut une taxation globale de 31,4 % sur les plus-values mobilières. Sur un gain de 10 000 euros, plus de 3 000 euros peuvent donc partir en impôt et prélèvements sociaux. Pourtant, certains investisseurs réduisent cette imposition grâce au barème progressif, aux abattements liés à la durée de détention ou au régime fiscal du PEA. La difficulté vient surtout des formulaires fiscaux et des choix déclaratifs : case 3VG, option 2OP, formulaire 2074, report des moins-values ou traitement des actions gratuites. Une erreur peut modifier fortement le montant imposable ou faire perdre un avantage fiscal applicable plusieurs années.

Les actions et parts sociales sont-elles imposables ?

La vente d’actions, d’ETF ou de parts sociales génère généralement une plus-value imposable. L’administration fiscale considère qu’un gain réalisé lors d’une cession de titres augmente le revenu patrimonial du contribuable. Cette règle concerne les comptes-titres, certaines opérations sur PEA et les cessions de titres non cotés.

Le montant d’impôt varie ensuite selon le régime fiscal appliqué et la nature des titres vendus.

Ce que l’administration fiscale considère comme une plus-value

Une plus-value correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d’achat d’un titre financier. Si vous achetez des actions 5 000 euros puis les revendez 8 000 euros, la plus-value brute atteint 3 000 euros. Le calcul peut aussi intégrer :

  • certains frais d’acquisition ; 
  • les frais de cession ; 
  • les opérations sur titres ; 
  • le prix moyen d’achat lorsque plusieurs acquisitions existent. 

Cette règle concerne :

  • les actions cotées ; 
  • les parts de SARL ; 
  • les actions de SAS ; 
  • les ETF ; 
  • les obligations ; 
  • les titres détenus via un courtier étranger. 

Les dividendes suivent une autre logique fiscale. Ils relèvent des revenus de capitaux mobiliers et non de la déclaration de gains de cession.

Dans quels cas vous devez déclarer une cession de titres ?

Une déclaration fiscale actions devient nécessaire dès qu’une opération entraîne une plus-value ou une moins-value. Même une perte doit apparaître dans la déclaration.

Cette étape reste importante. Une moins-value déclarée peut réduire l’imposition de futures plus-values. Plusieurs situations nécessitent une déclaration :

  • vente d’actions ; 
  • cession de parts sociales ; 
  • clôture d’un compte-titres ; 
  • retrait imposable sur un PEA ; 
  • vente de titres étrangers ; 
  • opérations de trading. 

Les plateformes françaises transmettent souvent un IFU à l’administration fiscale. Ce document récapitule les opérations imposables. En revanche, certains courtiers étrangers ne fournissent aucun document compatible avec la déclaration française. Le contribuable doit alors recalculer lui-même ses gains boursiers.

Pourquoi le régime fiscal change le montant final ?

La fiscalité des actions repose principalement sur deux régimes :

  • le prélèvement forfaitaire unique ; 
  • le barème progressif de l’impôt sur le revenu. 

Le PFU applique automatiquement une taxation fixe sur la plus-value. Ce régime simplifie la déclaration fiscale. En revanche, il devient parfois moins avantageux pour certains contribuables faiblement imposés ou détenteurs de titres anciens.

Le barème progressif permet dans certains cas :

  • d’utiliser des abattements ; 
  • d’imputer certaines moins-values ; 
  • de réduire l’impôt global. 

Le choix fiscal modifie :

  • le montant réellement payé ; 
  • les cases à remplir ; 
  • les formulaires à utiliser ; 
  • les justificatifs à conserver. 

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Comment calculer une plus-value sur des actions ou des parts sociales

Le calcul de la plus-value détermine le montant imposable déclaré à l’administration fiscale. Une erreur augmente parfois l’impôt ou bloque l’utilisation correcte d’une moins-value reportable.

La difficulté augmente lorsque plusieurs achats ont été réalisés à des prix différents ou lorsque les titres proviennent de plateformes étrangères.

La méthode de calcul utilisée par l’administration fiscale

L’administration fiscale utilise la formule suivante :  Prix de vente – prix d’acquisition = plus-value imposable.

Le prix d’acquisition peut inclure certains frais liés à l’achat des titres. Le prix de vente peut aussi être diminué des frais de cession.

Exemple :

  • achat d’actions : 12 000 euros ; 
  • frais d’achat : 200 euros ; 
  • prix de vente : 18 000 euros ; 
  • frais de cession : 100 euros. 

Le prix réel d’acquisition atteint donc 12 200 euros. Le prix net de vente atteint 17 900 euros. La plus-value imposable correspond alors à 5 700 euros.

La difficulté apparaît souvent lorsque plusieurs achats ont eu lieu à des dates différentes. L’administration fiscale utilise alors le prix moyen pondéré d’acquisition.

Les banques françaises transmettent généralement un IFU. Ce document reprend les opérations imposables de l’année. Toutefois, il peut contenir des erreurs ou exclure certaines opérations complexes. Une vérification reste utile.

Comment déclarer une moins-value boursière

Une moins-value correspond à une vente réalisée à perte. Cette perte possède un intérêt fiscal important.

L’administration autorise le report des moins-values pendant 10 ans (Article 150-0 D du Code général des impôts). Une perte déclarée aujourd’hui peut donc réduire l’imposition de futures plus-values mobilières.

Exemple :

  • moins-value déclarée : 4 000 euros ; 
  • plus-value réalisée deux ans plus tard : 6 000 euros. 

La taxation porte alors sur 2 000 euros après imputation de la perte antérieure.

Ce mécanisme réduit parfois fortement l’impôt final. Pourtant, beaucoup de contribuables oublient de déclarer leurs pertes lorsqu’aucun impôt n’est dû l’année de la cession.

Les erreurs les plus fréquentes dans le calcul

Certaines erreurs reviennent régulièrement dans les déclarations de valeurs mobilières. Les plus fréquentes concernent :

  • l’oubli des frais d’acquisition ; 
  • un mauvais calcul du prix moyen d’achat ; 
  • la confusion entre compte-titres et PEA ; 
  • l’absence de déclaration de comptes étrangers ; 
  • l’oubli des moins-values antérieures. 

Les opérations de trading augmentent aussi le risque d’erreur. Les achats et ventes multiples compliquent le suivi fiscal lorsque les plateformes ne fournissent pas d’IFU exploitable.

Les titres étrangers demandent souvent un travail de reconstitution plus important. Certaines plateformes affichent uniquement des données brutes sans synthèse fiscale compatible avec la déclaration française.

💡 Bon à savoir

Une moins-value non déclarée ne peut plus être utilisée plus tard. Même en l’absence d’impôt à payer, déclarer une perte reste utile pour réduire la fiscalité de futures cessions de titres.

PFU ou barème progressif : quel régime fiscal choisir ?

Le choix du régime fiscal modifie le montant final payé après une vente d’actions ou de parts sociales. Deux contribuables avec la même plus-value peuvent payer un impôt très différent selon leur tranche d’imposition, l’ancienneté des titres ou leurs moins-values disponibles.

Cette décision concerne donc autant la déclaration fiscale actions que la stratégie de fiscalité personnelle du contribuable.

Comment fonctionne le prélèvement forfaitaire unique (PFU)

Le prélèvement forfaitaire unique applique une taxation fixe sur les plus-values mobilières. L’impôt sur le revenu représente 12,8 % du gain imposable.

Ce régime fonctionne automatiquement si le contribuable ne choisit pas le barème progressif dans sa déclaration annuelle.

Le PFU simplifie le calcul fiscal :

  • un taux unique ; 
  • peu de calculs complémentaires ; 
  • aucune prise en compte du niveau de revenus. 

Cette simplicité devient utile pour certains investisseurs fortement imposés. En revanche, elle supprime plusieurs avantages fiscaux applicables avec le barème progressif.

Quand le barème progressif devient plus intéressant

Le barème progressif ajoute la plus-value aux autres revenus imposables du foyer fiscal. Le montant payé dépend alors de la tranche marginale d’imposition.

Ce choix devient parfois plus avantageux pour :

  • les contribuables faiblement imposés ; 
  • les détenteurs de titres anciens ; 
  • les investisseurs possédant des moins-values reportables. 

Le barème progressif permet aussi la déduction partielle de la CSG imposée sur certains revenus du patrimoine.

Le calcul demande toutefois davantage de vérifications fiscales. Une mauvaise estimation peut produire l’effet inverse et augmenter l’impôt final.

Les abattements pour durée de détention

Certains titres acquis avant 2018 ouvrent droit à un abattement fiscal sous conditions (Article 150-0 D du CGI). L’administration applique :

  • un abattement de 50 % après plusieurs années de détention ; 
  • un abattement de 65 % pour les titres conservés plus longtemps. 

Ces réductions diminuent la base imposable soumise au barème progressif.

Exemple :

  • plus-value réalisée : 20 000 euros ; 
  • abattement applicable : 50 %. 

L’impôt sur le revenu porte alors sur 10 000 euros au lieu de 20 000 euros.

Le PFU ne permet pas l’utilisation de ces abattements. Ce point change fortement le calcul final pour certains investisseurs historiques.

Régime fiscal

Avantage principalLimite principale

Profil concerné

PFU

Calcul simple et rapideAucun abattement pour durée de détention

Revenus élevés ou situation simple

Barème progressif

Possibilité d’abattements et de déductions

Calcul fiscal plus complexe

Revenus modérés ou titres anciens

Le tableau montre une différence importante : le PFU simplifie la déclaration, tandis que le barème progressif permet parfois de réduire fortement la base imposable grâce aux abattements.

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Quels formulaires remplir pour déclarer des actions aux impôts

Une plus-value mobilière doit apparaître dans la déclaration annuelle de revenus. L’administration fiscale utilise plusieurs formulaires selon la nature des titres, le régime fiscal choisi et l’existence éventuelle de moins-values reportables.

La difficulté vient souvent des cases fiscales. Une erreur entre 3VG, 3VH ou 2OP modifie le calcul final de l’impôt.

À quoi sert le formulaire 2074 ?

Le formulaire 2074 sert à détailler les opérations de cession de valeurs mobilières. Il permet de calculer :

  • les plus-values ; 
  • les moins-values ; 
  • les abattements applicables ; 
  • les reports fiscaux. 

Ce document devient utile lorsque :

  • plusieurs opérations ont été réalisées ; 
  • les calculs sont complexes ; 
  • des titres étrangers sont concernés ; 
  • l’IFU fourni par la banque contient des anomalies ; 
  • une moins-value doit être reportée. 

Le formulaire reprend notamment :

  • le prix d’achat ; 
  • le prix de vente ; 
  • les frais ; 
  • les dates d’acquisition ; 
  • les pertes imputables. 

Certaines banques préremplissent déjà une partie des montants dans la déclaration 2042. En revanche, l’administration fiscale reste libre de demander les détails du calcul.

Le contribuable doit donc conserver ses justificatifs.

Où déclarer les plus-values mobilières sur la déclaration 2042

La déclaration principale utilise plusieurs cases fiscales selon la situation du contribuable.

Les plus utilisées sont :

  • case 3VG : plus-values mobilières imposables ; 
  • case 3VH : moins-values ; 
  • case 2OP : option pour le barème progressif. 

La case 2OP devient importante lorsque le contribuable souhaite renoncer au PFU pour appliquer le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Cette option concerne tous les revenus financiers du foyer fiscal pour l’année déclarée.

Les dividendes d’actions suivent aussi cette logique déclarative. Ils apparaissent dans les revenus de capitaux mobiliers avec des cases spécifiques selon le traitement fiscal appliqué.

Quels documents conserver en cas de contrôle fiscal

L’administration fiscale peut demander les justificatifs utilisés pour calculer la plus-value imposable.

Les documents les plus importants restent :

  • l’IFU transmis par la banque ; 
  • les avis d’opéré ; 
  • les historiques d’achat ; 
  • les relevés de courtage ; 
  • les justificatifs de frais ; 
  • les déclarations antérieures de moins-values. 

Les plateformes étrangères augmentent souvent le risque d’erreur documentaire. Certaines ne produisent aucun récapitulatif fiscal compatible avec les obligations françaises.

Le contribuable doit alors reconstruire lui-même l’historique des opérations.

Document fiscalUtilité principaleRisque en cas d’absence
IFUVérifier les montants déclarésErreur de calcul fiscal
Avis d’opéréJustifier les achats et ventesContestation du prix d’acquisition
Historique des moins-valuesRéduire l’imposition futurePerte du report fiscal
Relevés de courtage étrangersReconstituer les opérationsDéclaration incomplète

La qualité des justificatifs sécurise autant le calcul fiscal que la capacité à défendre la déclaration en cas de contrôle.

💡 Bon à savoir

Le formulaire 2074 n’est pas systématiquement obligatoire lorsque les montants transmis par l’IFU sont exacts et qu’aucune opération complexe n’existe.

Les cas particuliers à connaître avant de déclarer une vente d’actions

Toutes les ventes de titres ne suivent pas les mêmes règles fiscales. Le traitement fiscal d’un PEA, d’actions gratuites ou d’ETF peut modifier fortement le montant imposable et les formulaires à utiliser.

Ces différences expliquent pourquoi deux investisseurs ayant réalisé le même gain ne paient pas toujours le même impôt.

Comment déclarer un PEA ?

Le PEA possède une fiscalité spécifique. La date du retrait change le traitement fiscal de la plus-value.

Après 5 ans de détention, les gains réalisés dans le PEA bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus.

Avant ce délai, un retrait entraîne généralement :

  • l’imposition des gains ; 
  • l’application du PFU ou du barème progressif ; 
  • des conséquences sur le fonctionnement du plan. 

Exemple :

  • versements sur le PEA : 15 000 euros ; 
  • valeur au moment du retrait : 25 000 euros. 

Le gain imposable correspond à 10 000 euros. La fiscalité dépend ensuite de la durée de détention du plan.

Le traitement fiscal du PEA reste donc très différent d’un compte-titres classique.

Quelle fiscalité pour les ETF et les actions étrangères ?

Les ETF suivent la fiscalité du support utilisé.

Un ETF détenu dans un compte-titres génère :

  • une plus-value imposable ; 
  • des dividendes imposables ; 
  • une déclaration classique des revenus mobiliers. 

Un ETF détenu dans un PEA profite au contraire du régime fiscal du plan.

Les actions étrangères ajoutent souvent des obligations déclaratives complémentaires. Certains courtiers étrangers ne transmettent pas d’IFU compatible avec l’administration fiscale française.

Le contribuable doit alors :

  • recalculer ses plus-values ; 
  • convertir certaines opérations en euros ; 
  • déclarer les comptes détenus à l’étranger lorsque la réglementation l’impose. 

Cette situation concerne de nombreux investisseurs utilisant des plateformes internationales.

Comment fonctionne la fiscalité des actions gratuites ?

Les actions gratuites utilisent un mécanisme fiscal spécifique (BOFiP). L’imposition distingue :

  • le gain d’acquisition ; 
  • la plus-value de cession. 

Le gain d’acquisition correspond à la valeur des actions au moment de leur attribution définitive. Cette somme suit une fiscalité différente selon la date d’attribution des titres.

La plus-value de cession correspond ensuite à la différence entre :

  • la valeur des actions lors de l’acquisition définitive ; 
  • le prix de vente final. 

Deux niveaux d’imposition peuvent donc apparaître sur une même opération.

Cette distinction provoque régulièrement des erreurs déclaratives lorsque les documents transmis par l’employeur restent incomplets ou mal compris.

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Cas concret : combien d’impôt après une vente d’actions ?

Le montant final d’impôt varie selon plusieurs critères : date d’achat des titres, régime fiscal choisi, existence de moins-values antérieures ou utilisation d’un PEA. Deux contribuables ayant réalisé le même gain peuvent donc payer des montants très différents.

Ces exemples permettent de comprendre comment fonctionne concrètement la déclaration plus-value actions.

Exemple d’un salarié qui revend des actions détenues plusieurs années

Un salarié revend des actions détenues sur un compte-titres ordinaire.

Situation :

  • prix d’achat : 10 000 euros ; 
  • prix de vente : 30 000 euros ; 
  • plus-value brute : 20 000 euros. 

Avec le PFU, la totalité de la plus-value reste imposable selon la fiscalité forfaitaire applicable aux valeurs mobilières.

Avec le barème progressif, le contribuable peut utiliser l’abattement pour durée de détention applicable aux titres acquis avant 2018.

Exemple :

  • plus-value brute : 20 000 euros ; 
  • abattement applicable : 50 % ; 
  • base imposable à l’impôt sur le revenu : 10 000 euros. 

Le résultat fiscal change fortement lorsque le foyer fiscal possède une tranche d’imposition modérée. Dans certaines situations, le barème progressif réduit le montant final payé malgré une déclaration plus technique.

Une simulation reste donc utile avant de choisir le régime fiscal.

Exemple d’un dirigeant qui vend ses parts sociales

Certains dirigeants de PME bénéficient d’un abattement spécifique lors de la vente de leurs titres.

Situation :

  • prix d’acquisition : 100 000 euros ; 
  • prix de vente : 900 000 euros ; 
  • plus-value brute : 800 000 euros. 

Le dirigeant remplit les conditions prévues par l’administration fiscale :

  • exercice d’une fonction de direction ; 
  • détention minimale du capital ; 
  • départ à la retraite lié à la cession. 

L’administration autorise alors un abattement fixe de 500 000 euros. La base imposable descend donc à 300 000 euros avant application du régime fiscal choisi.

L’écart devient important sur le montant final d’impôt. Cet avantage fiscal reste toutefois très encadré. Une erreur sur les conditions d’éligibilité peut remettre en cause tout le dispositif.

💡 Bon à savoir

Les montants préremplis dans la déclaration fiscale ne garantissent pas l’exactitude du calcul final. Certains IFU n’intègrent pas correctement les abattements, les moins-values anciennes ou certaines opérations réalisées chez des courtiers étrangers.

Comment Advyse aide à sécuriser la déclaration fiscale des actions

Déclarer une vente d’actions devient plus compliqué lorsque plusieurs opérations apparaissent dans l’année. Beaucoup d’investisseurs utilisent plusieurs plateformes, détiennent des titres anciens ou possèdent un mélange de compte-titres, PEA et actions étrangères. Dans ce contexte, une erreur de calcul ou une mauvaise case fiscale peut modifier fortement le montant imposable.

Les erreurs qu’Advyse aide à éviter

Les erreurs les plus fréquentes concernent le prix moyen d’achat, les moins-values oubliées ou le mauvais choix entre PFU et barème progressif. Certains contribuables déclarent aussi incorrectement leurs comptes étrangers ou utilisent une mauvaise case fiscale dans la déclaration 2042.

Les plateformes étrangères augmentent souvent le risque d’erreur. Certains courtiers transmettent uniquement un historique brut des opérations sans document fiscal exploitable par l’administration française.

Une vérification utile pour les dirigeants et investisseurs

Les cessions de titres de société demandent souvent davantage de vérifications qu’une vente classique d’actions cotées. Cette situation concerne notamment les dirigeants de PME, les associés de société ou les investisseurs possédant des titres anciens.

L’objectif consiste alors à vérifier :

  • les abattements applicables ; 
  • les justificatifs conservés ; 
  • les moins-values encore utilisables ; 
  • les montants transmis dans la déclaration fiscale. 

Une différence entre l’IFU et les montants déclarés peut entraîner une demande d’information de l’administration fiscale.

✔ À retenir

  • Une plus-value correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d’achat des titres, après prise en compte éventuelle des frais d’acquisition et de cession.
  • Les titres détenus dans un PEA bénéficient d’un régime spécifique : après 5 ans, les gains peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu, hors prélèvements sociaux.
  • Les actions achetées avant 2018 peuvent ouvrir droit à des abattements pour durée de détention sous certaines conditions.
  • Les courtiers étrangers ne fournissent pas toujours d’IFU compatible avec la déclaration française : le contribuable doit alors recalculer lui-même ses gains.
  • Les actions gratuites suivent une fiscalité particulière avec deux niveaux possibles d’imposition : le gain d’acquisition puis la plus-value de cession.
  • Une erreur dans le calcul du prix moyen d’achat ou l’oubli d’anciennes moins-values peut augmenter significativement l’impôt dû.

Conclusion

La fiscalité des actions dépend du régime fiscal choisi, de la durée de détention des titres, des moins-values disponibles et du support utilisé pour investir. Une vente réalisée sur un compte-titres, un PEA ou des parts sociales ne produit pas le même traitement fiscal. 

Le calcul de la plus-value, le choix entre PFU et barème progressif ainsi que les formulaires utilisés déterminent donc le montant final imposable. Vérifier les montants déclarés et conserver les justificatifs permet aussi de sécuriser la déclaration fiscale actions sur plusieurs années.

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FAQ : 

Où déclarer une plus-value d’actions ?

Les plus-values mobilières apparaissent généralement dans la case 3VG de la déclaration complémentaire de revenus.

Quelle différence entre PFU et barème progressif ?

Le PFU applique une taxation forfaitaire. Le barème progressif ajoute les gains aux revenus imposables du foyer fiscal.

Faut-il déclarer une moins-value ?

Oui. Une moins-value déclarée peut réduire l’imposition de futures plus-values mobilières.

Les actions gratuites sont-elles imposables ?

Oui. La fiscalité distingue le gain d’acquisition et la plus-value de cession.

Faut-il déclarer un compte-titres étranger ?

Oui. Certains comptes détenus à l’étranger doivent être déclarés à l’administration fiscale française.

Cet article a été rédigé par Manda

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