📄 Résumé
- Le réinvestissement 150-0 B ter ne doit pas nécessairement être placé dans une seule société .
- Le seuil de 50 % correspond aux cessions intervenues avant le 1er janvier 2019 selon le BOFiP → pour une cession actuelle, vous devez vérifier le seuil applicable à la date de cession.
- Répartir le remploi peut réduire le risque de concentration → chaque investissement doit toutefois rester éligible.
- Une acquisition de titres et une souscription au capital ne répondent pas toujours aux mêmes conditions → le choix du support change le niveau de contrôle à vérifier.
- Avant de signer, sécurisez le montant réinvesti, le délai, l’activité éligible et les justificatifs disponibles.
Le réinvestissement 150-0 B ter autorise un placement dans une ou plusieurs sociétés. L’article 150-0 B ter du Code général des impôts vise l’acquisition ou la souscription au capital d’une ou plusieurs sociétés, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité, de délai et de contrôle quand elles s’appliquent.
Après la vente d’une start-up, le dispositif d’apport-cession peut vous permettre de différer l’imposition de la plus-value lorsque les titres ont été apportés à une holding que vous contrôlez. Cet avantage fiscal reste toutefois conditionné : si la holding cède les titres dans le délai prévu par le texte, elle doit respecter des règles précises de réinvestissement pour maintenir le report d’imposition.
La question du placement dans une seule société est donc utile, mais elle ne suffit pas à sécuriser votre situation. Vous devez aussi vérifier le seuil applicable, le délai de remploi, la nature des supports choisis et la preuve de chaque investissement.
Comment fonctionne le réinvestissement 150-0 B ter après la vente d’une start-up ?
Le réinvestissement 150-0 B ter intervient lorsque vous avez apporté les titres de votre start-up à une holding contrôlée avant la cession. Ce schéma peut placer la plus-value d’apport en report d’imposition : vous ne payez pas immédiatement l’impôt sur cette plus-value, ce qui vous donne davantage de capacité pour financer un nouveau projet ou structurer votre patrimoine professionnel.
Concrètement, ce mécanisme vous permet de :
- conserver une capacité d’investissement plus importante au niveau de la holding ;
- différer l’imposition de la plus-value tant que les conditions du report sont respectées ;
- préparer un nouveau projet entrepreneurial ou patrimonial avec davantage de marge de manoeuvre ;
- éviter une sortie de trésorerie fiscale immédiate au moment de la cession.
Le rôle de la holding dans l’apport-cession
Dans un apport-cession, vous apportez les titres de votre société à une holding que vous contrôlez. La holding reçoit ensuite le prix de vente si elle cède les titres apportés.
Ce mécanisme change votre marge de manoeuvre. Au lieu de percevoir directement le produit de cession après fiscalité personnelle immédiate, vous conservez une capacité d’investissement au niveau de la holding, à condition de respecter les règles du report d’imposition. Avant de répartir le produit de cession, il est utile d’analyser la fiscalité de la holding afin de mesurer l’impact du montage sur l’imposition, la remontée de revenus et les futurs arbitrages patrimoniaux.
Le report d’imposition : avantage fiscal, mais pas exonération automatique
Le report d’imposition n’est pas une suppression définitive de l’impôt. C’est un différé : l’imposition de la plus-value est suspendue tant qu’aucun événement ne met fin au report.
Selon le BOFiP, la cession des titres apportés dans les trois ans suivant l’apport peut entraîner l’expiration du report, sauf si la société bénéficiaire de l’apport respecte l’engagement de réinvestissement prévu par l’article 150-0 B ter du CGI. L’impact est direct : un remploi mal calibré peut transformer un avantage de trésorerie en dette fiscale immédiate.
Le moment où l’obligation de remploi devient stratégique
L’obligation de remploi devient centrale lorsque la holding cède les titres apportés avant l’expiration du délai fiscal applicable. À ce moment, vous devez arbitrer rapidement entre plusieurs options : investir dans une activité opérationnelle, acquérir des titres, souscrire au capital de sociétés éligibles ou utiliser certains supports de capital-investissement.
La bonne décision consiste à partir du produit de cession, puis à vérifier le montant minimum à réinvestir, les supports autorisés, le calendrier et les justificatifs. Cette méthode vous évite de choisir un investissement séduisant économiquement, mais insuffisant fiscalement.
Pour objectiver la solidité d’un nouveau projet avant d’y affecter une partie du remploi, un prévisionnel comptable et financier aide à confronter les hypothèses de croissance, de trésorerie et de rentabilité.
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Est-ce que le réinvestissement 150-0 B ter doit être placé dans une seule société ?
Non, le réinvestissement 150-0 B ter ne doit pas obligatoirement être concentré dans une seule société.
L’article 150-0 B ter du Code général des impôts mentionne l’acquisition ou la souscription au capital d’une ou plusieurs sociétés, ce qui permet une répartition du remploi lorsque les conditions légales sont respectées.
Cette liberté est utile pour un dirigeant qui vient de vendre une start-up : elle permet de ne pas concentrer tout le risque économique sur une seule participation. En revanche, chaque ligne de réinvestissement doit être analysée séparément, car un support non éligible peut fragiliser le maintien du report d’imposition.
Avant de répartir le remploi, vous devez donc vérifier pour chaque support :
- la nature de l’opération : acquisition, souscription ou support de capital-investissement ;
- l’activité réelle de la société ou du support choisi ;
- le montant effectivement retenu dans le seuil de réinvestissement ;
- les justificatifs disponibles en cas de contrôle.
Ce que dit le CGI : une ou plusieurs sociétés
Le texte fiscal autorise plusieurs formes de remploi. Il vise notamment l’acquisition d’une fraction du capital d’une ou plusieurs sociétés exerçant une activité éligible, ainsi que la souscription en numéraire au capital initial ou à l’augmentation de capital d’une ou plusieurs sociétés répondant aux conditions prévues.
La conséquence pratique est claire : vous pouvez répartir le remploi entre plusieurs sociétés, mais vous devez vérifier la condition applicable à chaque opération. En cas d’acquisition de titres, le réinvestissement doit notamment permettre de contrôler chacune des sociétés concernées lorsque cette condition est requise.
Pourquoi la répartition peut sécuriser votre stratégie patrimoniale
Répartir le remploi peut réduire le risque de dépendre d’une seule société. Si une participation évolue moins bien que prévu, votre stratégie ne repose pas entièrement sur cette ligne.
Cette diversification peut aussi vous aider à aligner plusieurs objectifs : financer une activité que vous connaissez, soutenir une jeune société opérationnelle, conserver une partie du remploi dans un support plus mutualisé ou préparer une nouvelle aventure entrepreneuriale.
Lorsque le remploi vise aussi à structurer un patrimoine professionnel durable, la fiscalité des revenus passifs doit être anticipée pour éviter qu’un choix d’investissement pertinent économiquement ne devienne moins efficace après impôt.
Mais cette approche exige plus de discipline. Plus vous multipliez les supports, plus vous devez suivre les dates, les montants, les conditions d’éligibilité et les justificatifs.
Pourquoi chaque ligne de réinvestissement doit rester éligible
Le réinvestissement ne se sécurise pas globalement par une simple addition de montants. Chaque support doit respecter les conditions qui lui sont propres : activité exercée, régime fiscal, localisation, nature de l’opération, contrôle éventuel, conservation et justificatifs.
C’est le point à retenir avant de signer. Une stratégie diversifiée peut être pertinente, mais elle doit être documentée ligne par ligne pour éviter qu’un investissement mal qualifié ne vienne réduire le montant réellement éligible.
| Option de réinvestissement | Est-ce possible ? | Point de vigilance | Intérêt concret pour le dirigeant |
|---|---|---|---|
| Une seule société opérationnelle | Oui, si les conditions sont respectées | Risque concentré sur une seule participation | Suivi plus simple et décision plus lisible |
| Plusieurs sociétés opérationnelles | Oui, le texte vise une ou plusieurs sociétés | Vérifier l’éligibilité de chaque société | Réduire le risque de concentration |
| Acquisition de titres | Oui, sous conditions | La condition de contrôle peut être déterminante | Prendre une position stratégique dans une société cible |
| Souscription au capital | Oui, sous conditions | Vérifier l’activité, le siège et le régime fiscal | Financer une société tout en structurant le remploi |
| Fonds ou sociétés de capital-investissement éligibles | Oui, pour certains supports prévus par le texte | Contrôler les quotas, délais et attestations | Mutualiser le risque et simplifier une partie de l’allocation |
💡 Bon à savoir
- Une ou plusieurs sociétés ne veut pas dire n’importe quelles sociétés
→ chaque société doit répondre aux conditions légales d’activité, de régime fiscal et de localisation.
→ impact : vous évitez de sécuriser le seuil avec un investissement finalement non éligible. - La diversification doit rester documentée
→ chaque ligne de remploi doit pouvoir être justifiée par sa date, son montant, sa nature et son bénéficiaire.
→ impact : vous facilitez le suivi déclaratif et limitez le risque de contestation.
Cas concret
- → Profil
Dirigeant d’une start-up ayant apporté ses titres à une holding avant la cession. - → Problème
Il pense devoir placer tout le remploi dans une seule société pour conserver le report d’imposition. - → Action
Il vérifie d’abord la date de cession, puis répartit le réinvestissement entre deux sociétés opérationnelles et un support éligible, après contrôle du seuil, du délai et des justificatifs. - → Résultat
Sur un produit de cession de 1 000 000 €, il réinvestit 700 000 € dans des supports validés, ce qui permet d’atteindre un seuil de 70 % et de sécuriser le maintien du report d’imposition, sous réserve du respect de toutes les autres conditions prévues par le texte.
Quels seuils et délais vérifier pour sécuriser le remploi 150-0 B ter ?
Le seuil à respecter dépend de la date de cession des titres apportés. C’est une vérification prioritaire, car une erreur de pourcentage peut rendre votre réinvestissement insuffisant, même si les supports choisis sont par ailleurs éligibles.
Pour sécuriser votre situation, vous devez donc commencer par dater précisément l’opération. Ensuite seulement, vous pouvez calculer le montant minimum à réinvestir, choisir les supports adaptés et organiser le calendrier de signature, de versement et de conservation des justificatifs.
La vérification doit suivre un ordre simple :
- identifier la date d’apport des titres à la holding ;
- identifier la date de cession des titres par la holding ;
- vérifier la version applicable de l’article 150-0 B ter du CGI ;
- calculer le montant minimum à réinvestir ;
- sélectionner uniquement des supports compatibles avec le maintien du report.
Pourquoi le seuil de 50 % ne correspond pas aux cessions actuelles
Le seuil de 50 % apparaît encore dans de nombreux contenus, car il a bien existé pour les cessions intervenues avant le 1er janvier 2019, selon les commentaires du BOFiP. Mais il ne doit pas être utilisé automatiquement pour une opération actuelle.
L’impact est majeur. Si vous calculez votre remploi sur 50 % alors que votre cession relève d’un seuil supérieur, vous risquez de sous-réinvestir. Cette erreur peut remettre en cause le report d’imposition, alors même que vous pensiez avoir respecté le dispositif.
Comment identifier le seuil applicable selon la date de cession
La méthode la plus sûre consiste à partir de trois dates : la date d’apport des titres à la holding, la date de cession des titres par la holding et la version du texte applicable à cette cession.
Pour les cessions anciennes, le seuil peut avoir été de 50 % ou 60 % selon la période. Pour les cessions actuelles, l’article 150-0 B ter du CGI doit être vérifié dans sa version en vigueur à la date de cession. Au 25 juin 2026, le texte prévoit un réinvestissement d’au moins 70 % du produit de cession dans les conditions prévues.
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Pourquoi le délai conditionne directement le maintien du report
Le délai ne se pilote pas à partir du moment où vous trouvez une opportunité d’investissement. Il se calcule à partir de la cession des titres par la holding, ce qui impose d’anticiper la sélection, la documentation et la signature des investissements.
Cette contrainte doit être intégrée dans votre calendrier dès le départ. Plus vous attendez, plus vous réduisez votre marge de manoeuvre pour vérifier l’éligibilité, négocier les conditions et obtenir les justificatifs nécessaires.
💡 Bon à savoir
- Le seuil dépend de la date de cession
→ 50 %, 60 % ou 70 % peuvent apparaître dans les recherches, mais ils ne renvoient pas aux mêmes périodes.
→ impact : vous évitez de sous-réinvestir par erreur. - Le délai se calcule à partir de la cession
→ le point de départ n’est pas la date où vous trouvez l’opportunité d’investissement.
→ impact : vous gardez une marge de sécurité pour signer, verser et documenter le remploi.
Faut-il privilégier une seule société ou plusieurs réinvestissements 150-0 B ter ?
Le bon choix dépend de votre objectif principal : simplicité de suivi, diversification du risque, implication entrepreneuriale ou recherche d’un support plus mutualisé. Le dispositif 150-0 B ter ne vous impose pas nécessairement une société unique, mais il impose une cohérence entre votre stratégie et les conditions fiscales à respecter.
Pour choisir entre une seule société et plusieurs réinvestissements, posez-vous quatre questions :
- voulez-vous simplifier le suivi fiscal et documentaire ?
- souhaitez-vous réduire le risque économique en diversifiant les supports ?
- avez-vous le temps de vérifier plusieurs dossiers avant l’échéance de remploi ?
- disposez-vous des justificatifs nécessaires pour chaque investissement ?
Une seule société peut être pertinente si vous connaissez bien la cible, si vous souhaitez vous impliquer dans son développement ou si vous voulez limiter le nombre de justificatifs à suivre. Plusieurs réinvestissements peuvent être préférables si vous voulez répartir le risque et éviter que le maintien du report repose sur une seule opération.
Choisir une seule société : simplicité de suivi, risque concentré
Investir dans une seule société facilite le suivi : un seul dossier, un seul calendrier, un seul bénéficiaire et une documentation plus simple à centraliser. Cette option peut convenir si la société cible est solide, si son activité est clairement éligible et si le montant à réinvestir correspond à votre stratégie.
La limite est économique. En concentrant tout le remploi sur une seule participation, vous exposez votre holding à la performance d’un seul projet. Vous gagnez en lisibilité, mais vous perdez en diversification.
Répartir entre plusieurs sociétés : diversification, contrôle plus exigeant
Répartir le réinvestissement entre plusieurs sociétés peut réduire le risque de concentration. Vous pouvez combiner plusieurs tickets : participation dans une société opérationnelle, souscription au capital d’une autre structure, ou support éligible de capital-investissement.
Cette stratégie demande toutefois un suivi plus rigoureux. Chaque ligne doit être analysée séparément : montant, date, nature juridique, activité, régime fiscal, localisation, condition de contrôle éventuelle et justificatifs. Le bénéfice est réel, mais il repose sur une documentation propre.
Valider l’éligibilité avant de signer
La décision fiscale doit précéder la décision d’investissement. Avant de signer, vérifiez si le support envisagé entre bien dans les catégories prévues par l’article 150-0 B ter du CGI et si les conditions opérationnelles sont remplies.
Cette vérification vous évite une erreur fréquente : choisir un investissement cohérent sur le plan économique, mais non retenu fiscalement pour le maintien du report. Dans ce cas, le montant investi peut ne pas compter dans le seuil à respecter.
Un accompagnement fiscal permet de vérifier la cohérence du montage avant signature, notamment lorsque plusieurs supports de réinvestissement sont envisagés dans un délai contraint.
Organiser les preuves et attestations
La sécurisation ne s’arrête pas au versement des fonds. Vous devez conserver les éléments qui prouvent le remploi : contrats, bulletins de souscription, attestations, justificatifs de paiement, informations sur l’activité et documents de suivi.
Cette organisation vous fait gagner du temps en cas de contrôle ou de demande de votre conseil fiscal. Elle permet aussi de piloter votre holding avec une vision claire des engagements pris et des échéances à respecter.
Comment Advyse vous aide à sécuriser votre réinvestissement 150-0 B ter
Advyse vous aide à transformer une règle fiscale complexe en plan d’action clair. L’objectif n’est pas seulement de savoir si vous pouvez investir dans une ou plusieurs sociétés, mais de vérifier que chaque décision protège le report d’imposition.
Concrètement, Advyse peut vous accompagner pour :
- vérifier le seuil applicable selon la date de cession ;
- analyser les supports de réinvestissement envisagés ;
- distinguer les opérations simples à documenter des opérations plus sensibles ;
- coordonner les informations utiles avec vos conseils juridiques et fiscaux ;
- organiser les pièces nécessaires au suivi déclaratif ;
- arbitrer entre sécurité fiscale, diversification et lisibilité patrimoniale.
Vous gagnez une méthode de décision : savoir combien réinvestir, dans quel délai, sur quels supports et avec quels justificatifs.
✔ À retenir
- Ne raisonnez pas uniquement en nombre de sociétés
→ la loi permet plusieurs supports, mais chacun doit être éligible.
→ impact : vous gagnez en liberté sans fragiliser le report d’imposition. - Vérifiez le bon seuil avant de réinvestir
→ le 50 % est une référence ancienne, pas forcément applicable à votre cession.
→ impact : vous évitez un remploi insuffisant. - Arbitrez entre simplicité et diversification
→ une seule société facilite le suivi, plusieurs lignes peuvent réduire le risque économique.
→ impact : vous choisissez une structure adaptée à votre profil. - Conservez les preuves dès le départ
→ montant, date, nature, bénéficiaire et attestations doivent être traçables.
→ impact : vous facilitez la défense du report d’imposition.
Avant de considérer votre réinvestissement comme sécurisé, contrôlez systématiquement :
- le pourcentage de remploi applicable à votre date de cession ;
- le délai restant pour réaliser les investissements ;
- l’éligibilité de chaque société ou support retenu ;
- la cohérence entre votre stratégie patrimoniale et les contraintes fiscales ;
- la conservation des contrats, attestations, bulletins de souscription et justificatifs de paiement.
Conclusion
Le réinvestissement 150-0 B ter ne doit pas obligatoirement être placé dans une seule société. Le texte permet, sous conditions, un remploi dans une ou plusieurs sociétés, ce qui vous laisse une vraie marge d’arbitrage après la vente de votre start-up.
Cette liberté doit toutefois être utilisée avec méthode. Avant de répartir le produit de cession, vous devez vérifier le seuil applicable à votre date de cession, le délai de remploi, l’éligibilité de chaque support et les justificatifs à conserver.
La bonne décision n’est donc pas « une société ou plusieurs » de manière abstraite. La bonne décision consiste à choisir une structure de réinvestissement cohérente avec votre projet, suffisamment diversifiée si nécessaire, et fiscalement documentée dès le départ.
📅 Avant de réinvestir le produit de cession de votre start-up, faites valider votre montage 150-0 B ter avec Advyse.
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FAQ
Le réinvestissement 150-0 B ter peut-il être fait dans plusieurs sociétés ?
Oui. L’article 150-0 B ter du CGI vise l’acquisition ou la souscription au capital d’une ou plusieurs sociétés. Vous pouvez donc répartir le remploi, à condition que chaque investissement respecte les conditions applicables.
Le seuil de 50 % existe-t-il encore ?
Le seuil de 50 % correspond aux cessions intervenues avant le 1er janvier 2019 selon le BOFiP. Pour une cession actuelle, vous devez vérifier le seuil en vigueur à la date de cession afin d’éviter un réinvestissement insuffisant.
Faut-il contrôler chaque société dans laquelle la holding investit ?
Cela dépend du type d’opération. En cas d’acquisition de titres, la condition de contrôle peut être déterminante. En pratique, vous devez vérifier cette condition avant de signer, car elle peut décider si le montant investi compte ou non dans le remploi éligible.
La souscription au capital est-elle différente de l’acquisition de titres ?
Oui. La souscription au capital et l’acquisition de titres ne répondent pas toujours aux mêmes conditions. Cette différence peut orienter votre stratégie, surtout si vous voulez répartir le réinvestissement entre plusieurs sociétés sans fragiliser le report d’imposition.
Peut-on utiliser des fonds pour le remploi 150-0 B ter ?
Oui, certains fonds ou sociétés de capital-investissement peuvent être éligibles si les conditions prévues par l’article 150-0 B ter sont respectées. Vous devez vérifier les quotas, les délais et les attestations avant d’intégrer ce support dans votre calcul.
Que se passe-t-il si le réinvestissement est insuffisant ?
Si le montant réinvesti est insuffisant ou si une partie du remploi n’est pas éligible, le report d’imposition peut être remis en cause. L’impact est concret : la plus-value placée en report peut devenir imposable plus tôt que prévu.
Quels justificatifs faut-il conserver ?
Vous devez conserver les documents permettant de prouver le montant, la date, la nature du réinvestissement, l’identité du bénéficiaire et l’éligibilité du support. Cette traçabilité facilite le suivi déclaratif et sécurise votre position en cas de contrôle.
Miloud BETTAYEB, expert-comptable et commissaire aux comptes, est le co-fondateur du réseau de cabinet de conseil et d’expertise comptable Advyse.