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Les étapes indispensables pour créer une sasu en 2025

En matière de création SASU, les étapes à suivre sont assez complexes et un entrepreneur seul peut avoir du mal à les mener à bien. Monter une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, c’est à la fois une aventure entrepreneuriale et une procédure administrative bien encadrée.
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En matière de création SASU, les étapes à suivre sont assez complexes et un entrepreneur seul peut avoir du mal à les mener à bien. Monter une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, c’est à la fois une aventure entrepreneuriale et une procédure administrative bien encadrée.

Vous devrez choisir un nom d’entreprise, définir un objet social, fixer un siège et un capital. La rédaction des statuts et le dépôt du dossier font aussi partie des étapes à ne pas négliger. À cette liste s’ajoute encore la publication d’une annonce légale. 

Définition juridique de la SASU

La SASU est une société commerciale à associé unique. Elle s’inscrit dans la famille des SAS, mais adaptée aux entrepreneurs qui veulent se lancer seuls.

Ce statut confère à l’associé unique une responsabilité limitée à ses apports. Autrement dit, votre patrimoine personnel reste protégé en cas de difficultés. La SASU est dirigée par un président, qui peut être l’associé unique lui-même ou une personne extérieure.

Vous déterminez vous-même les règles de gestion dans les statuts, contrairement à d’autres formes juridiques plus rigides. La SASU offre aussi une protection sociale intéressante. Le dirigeant est affilié au régime assimilé salarié. Ainsi, celui-ci bénéficie d’une couverture proche de celle d’un cadre, bien plus protectrice que celle du travailleur indépendant.

La SASU permet également une évolution facile vers la SAS, en cas d’arrivée de nouveaux associés. Grâce à son régime fiscal modulable, vous bénéficiez d’une flexibilité pour optimiser la fiscalité.

Différences entre SASU et autres statuts (EURL, micro-entreprise, SAS)

Chaque forme juridique a ses avantages et ses limites. En comparant la SASU à l’EURL, à la micro-entreprise et à la SAS, vous identifiez le statut qui correspond le mieux à votre profil et vos ambitions.

SASU vs micro-entreprise

La micro-entreprise est le statut le plus simple à créer et à gérer. Elle séduit par son régime fiscal simplifié et son absence de comptabilité complexe. En revanche, elle est limitée par des plafonds de chiffre d’affaires (188 700 € en 2025 pour les activités de vente et 77 700 € pour les prestations de service). 

La responsabilité de l’entrepreneur, bien que partiellement protégée depuis la réforme de l’entreprise individuelle, reste moins cloisonnée qu’en SASU. En comparaison, la SASU offre une meilleure image auprès des partenaires, permet de se verser un salaire et de préparer une croissance sans plafond.

SASU vs EURL

L’EURL, version unipersonnelle de la SARL, reste un statut apprécié. Toutefois, son cadre juridique est beaucoup plus rigide. La rédaction des statuts y laisse peu de marge de manœuvre et la protection sociale du gérant associé unique est moins favorable, puisqu’il dépend du régime des travailleurs non-salariés (TNS). 

La SASU, elle, se distingue par une plus grande liberté contractuelle, des statuts modulables et une meilleure protection sociale pour son dirigeant. Pour un entrepreneur souhaitant évoluer et attirer des investisseurs, la SASU est généralement plus adaptée.

SASU vs SAS

La SASU n’est en réalité qu’une SAS avec un associé unique. La principale différence réside donc dans le nombre d’actionnaires. La SASU permet de démarrer seul, puis d’accueillir de nouveaux associés sans changement profond de structure, simplement en transformant la SASU en SAS. C’est un véritable atout pour les entrepreneurs qui envisagent une croissance progressive.

Étape 1 : choisir la dénomination sociale 

La première étape consiste à donner un nom à votre future société. Cette dénomination sociale doit être unique, disponible et non trompeuse. Elle peut refléter votre activité, mais aussi être purement commerciale.

Avant de valider votre choix, il est indispensable de vérifier la disponibilité du nom. Vous pouvez effectuer une recherche sur le site de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) pour éviter les conflits de marque, ainsi que sur Infogreffe pour vous assurer qu’aucune autre société n’utilise déjà ce nom.

Rappelez-vous : le nom de votre société sera mentionné sur tous vos documents légaux et commerciaux. Il doit donc être clair, professionnel et disponible juridiquement.

Étape 2 : définir l’objet social

L’objet social décrit précisément l’activité exercée par votre SASU. C’est un élément central des statuts. Il doit être rédigé avec soin, car il délimite le cadre juridique dans lequel vous pourrez agir.

Un objet social trop vague peut entraîner un rejet de votre dossier par le greffe. À l’inverse, une description trop restrictive peut limiter vos futures activités. L’idéal est donc de trouver un équilibre : 

  • suffisamment précis pour être accepté,
  • assez large pour anticiper l’évolution de votre business.

L’objet social impacte également vos obligations légales, vos assurances professionnelles et parfois vos conventions collectives. Là, l’accompagnement d’un expert comptable SASU est conseillé pour éviter toute erreur.

Étape 3 : déterminer le siège social 

Toute SASU doit avoir une adresse officielle, appelée le siège social. Cette adresse figure sur l’extrait Kbis et sert de référence pour toutes vos formalités administratives et fiscales.

Vous avez trois options :

  1. Utiliser votre adresse personnelle (possible, mais parfois limité par le bail ou le règlement de copropriété).
  2. Louer ou acheter un local professionnel.
  3. Passer par une société de domiciliation commerciale.

Quelle que soit la solution choisie, vous devrez fournir un justificatif, notamment un bail, un contrat de domiciliation, un titre de propriété, etc. À noter que le siège social peut influencer l’image de votre société, mais aussi le tribunal de commerce compétent.

Étape 4 : fixer le capital social 

Le capital social correspond aux ressources financières mises à disposition de la société par l’associé unique. En SASU, vous pouvez démarrer avec seulement 1 €. Toutefois, un montant trop faible peut nuire à la crédibilité de votre entreprise auprès de vos partenaires financiers.

Il existe deux types d’apports :

  1. en numéraire. Ce sont les sommes d’argent déposées sur un compte bancaire professionnel.
  2. en nature. Ils correspondent aux biens matériels, comme les ordinateurs, les véhicules et le local, qui sont mis à disposition de la société.

Vous pouvez libérer immédiatement la totalité du capital, ou seulement une partie (au minimum 50 % lors de la création). Le reste est à verser dans les cinq ans.

Un capital social bien réfléchi renforce la solidité financière de la société et inspire confiance. Certaines activités réglementées imposent aussi un minimum de capital.

Étape 5 : rédiger les statuts de la SASU 

La rédaction des statuts est l’étape la plus délicate de la création d’une SASU. Ce document fondateur encadre le fonctionnement de la société. Il doit obligatoirement mentionner :

  • la dénomination sociale.
  • l’objet social.
  • le siège social.
  • le capital social.
  • la durée de la société.
  • l’identité du président.

Toutefois, les statuts peuvent aussi contenir des clauses spécifiques, par exemple les modalités de nomination d’un futur président, les conditions de cession d’actions ou encore les règles de prise de décision.

Vous avez trois options : 

  • rédiger vous-même vos statuts à partir d’un modèle gratuit, 
  • passer par une plateforme juridique en ligne, 
  • confier la rédaction à un expert-comptable, comme Advyse.

Attention, un statut mal rédigé peut compliquer l’évolution future de votre société ou provoquer des blocages juridiques. Pour sécuriser votre projet, il est souvent préférable d’investir dans un accompagnement professionnel.

Étape 6 : déposer le capital social

Une fois fixé, le capital doit être déposé sur un compte professionnel ouvert au nom de la société en formation. Ce dépôt s’effectue généralement auprès d’une banque, mais peut aussi être réalisé chez un notaire ou auprès de la Caisse des Dépôts.

En échange, vous recevez une attestation de dépôt des fonds. Ce document sera indispensable pour immatriculer votre SASU.

Le compte bancaire professionnel ne sera pleinement actif qu’une fois l’immatriculation finalisée et le Kbis obtenu.

Étape 7 : publier un avis de constitution 

La loi impose de publier un avis de constitution dans un journal d’annonces légales habilité (JAL). Cet avis doit reprendre les principales informations sur votre société : dénomination, forme juridique, capital, siège, objet social, identité du président.

Le coût dépend du département, mais il faut compter entre 150 et 200 €. Depuis 2021, les annonces légales peuvent être publiées en ligne, ce qui simplifie la procédure.

L’attestation de parution fournie par le journal fait partie des documents obligatoires à joindre au dossier d’immatriculation.

Étape 8 : constituer et déposer le dossier d’immatriculation 

Votre dossier de création doit être complet pour être accepté par le greffe. Il comprend notamment :

  • les statuts signés.
  • l’attestation de dépôt des fonds.
  • l’attestation de parution de l’annonce légale.
  • un justificatif de siège social.
  • une copie d’identité du président.

Depuis 2023, toutes les formalités se réalisent via le guichet unique sur formalites.entreprises.gouv.fr. C’est le portail officiel qui centralise les immatriculations.

Une fois votre dossier validé, il est transmis automatiquement au greffe du tribunal de commerce, à l’INSEE (pour l’attribution du SIRET) et aux impôts.

Étape 9 : obtenir le Kbis 

L’ultime étape de la création de votre SASU est l’obtention de l’extrait Kbis. Ce document officiel délivré par le greffe du tribunal de commerce atteste de l’immatriculation de votre société au registre du commerce et des sociétés (RCS). Il constitue la véritable carte d’identité de votre entreprise.

Le Kbis reprend toutes les informations essentielles : 

  • dénomination sociale, 
  • forme juridique, 
  • capital, 
  • siège, 
  • objet social, 
  • nom du président, 
  • numéro SIRET,
  • code APE. 

Sans ce document, vous ne pourrez pas activer définitivement votre compte bancaire professionnel, ni signer de contrats au nom de votre société.

Le délai d’obtention varie selon les greffes, mais il est généralement de 48 à 72 heures ouvrées après validation du dossier. Avec les formalités dématérialisées, ce délai tend à se réduire.

Conclusion : créez votre SASU en 2025 avec confiance

Créer une SASU en 2025 est un projet accessible, mais qui exige rigueur et méthode. Chaque étape, de la dénomination sociale à l’obtention du Kbis, doit être soigneusement suivie. 

Les démarches restent techniques : rédaction des statuts, dépôt du capital, publication de l’annonce légale, constitution du dossier, etc. Autant de points qui nécessitent vigilance ! Une erreur peut ralentir l’immatriculation, voire invalider votre demande.

Chez Advyse, nous aidons chaque jour des entrepreneurs à constituer leur SASU et à sécuriser leur gestion comptable et fiscale. Notre approche allie outils numériques et expertise humaine pour simplifier vos démarches, réduire vos risques et vous permettre de vous concentrer sur votre activité.

 

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FAQ : création SASU

Combien de temps faut-il pour créer une SASU ?

En ligne, la création peut être finalisée en 5 à 10 jours ouvrés si le dossier est complet.

Quel est le capital social minimum pour une SASU ?

1 €, mais il est conseillé d’apporter un minimum crédible pour rassurer vos partenaires.

Peut-on être salarié de sa propre SASU ?

Non, le président associé unique relève du régime assimilé salarié, mais ne cotise pas à l’assurance chômage.

Faut-il obligatoirement un expert-comptable ?

Non, ce n’est pas obligatoire. Mais pour éviter les erreurs fiscales et comptables, l’accompagnement est fortement recommandé.

Quelle fiscalité pour une SASU ?

Par défaut, la SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés. Vous pouvez toutefois opter pour l’impôt sur le revenu pendant 5 ans si vous remplissez certaines conditions.

Une SASU peut-elle évoluer en SAS ?

Oui, il suffit d’ouvrir le capital à de nouveaux associés pour transformer la SASU en SAS.

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